Passer au contenu principal

Road trip sur la Côte-Nord (6)



« … Bonjour Papa, 

Mon histoire tire à sa fin tu sais. Aujourd’hui, je pensais te raconter les quelques journées passées dans les environs de Natashquan.


Dès le premier matin à l’Auberge « Le Port d’attache », je petit-déjeunai avec un couple originaire des Alpes françaises et un autre de Ste-Cécile-de-Milton. Ce fut un repas très animé où l’on jasa surtout de l’émission « La Petite Séduction ».

En 2008 à Natashquan, Marie-Lise Pilote fut l’invité de Dany Turcotte. Il paraît que ce que l’on a vu à l’écran, reflétait peu la réalité du tournage… 
« Show business » avant tout!

Depuis son passage, un genre d’innukshuk (la "Dame-de-la-mer"), dont chaque pierre représente une famille du village, veille sur eux du coin de l’œil.


Ce matin-là, j’appris aussi l’histoire du Taureau-du-gouvernement-des-Temps-anciens, qui débarquait de village en village, pour engrosser les taures de la Côte-Nord. Non mais, quelle Vie!  ;-)


Avais-tu déjà entendu parler toi, du canyon « Trait-de-scie » d’Aguanish?
Et bien moi, je suis allée le visiter! Une expédition qui nous a fait sauter de chaloupe en chaloupe, escalader des rochers pour finalement nous retrouver face à cette formation géologique inexpliquée à ce jour. (je dis « nous » parce que j’étais avec deux autres couples, des jeunes suisses et un couple de la région métropolitaine). 
C’était impressionnant!


En soirée, j’ai assisté au spectacle de Pierre Hébert, humoriste qui logeait à la même enseigne que moi d’ailleurs. Le spectacle se déroulait à L’Échouerie. Ça été une belle soirée.


Comme le lendemain, il pleuvait à boire debout, j’en ai donc profité pour visiter la Vieille école, site touristique relatant une partie de la Vie de Gilles Vigneault. Je visitai la petite galerie d’art et j’y fis la connaissance post-mortem du peintre Claude Théberge.
J’ai succombé à "Natashquan, la fin de l'exil", avant-dernière lithographie signée avant sa mort. 
Ce sera l’un des rares souvenirs que je rapporterai.


Comme la température demeurait maussade, je visitai également le Magasin Général et j'allai visiter les deux côtés du village de Pointe-Parent.

Le dernier soir, alors que j'étais attablée au Café l’Échouerie, je rencontrai tout à fait par hasard, le Père de Vérolo, qui avec son Amie, faisaient la route en moto jusqu’à Terre-Neuve. 
Quelle coïncidence n’est-ce pas? 

Le lendemain, je reprenais la route vers Baie-Comeau. La Côte-Nord se dessinait déjà derrière moi…


Si je m’efforce un peu et que je résume, je devrais être bonne pour clore mon voyage avec un dernier écrit. C’est que je devrai finir-par-finir si je veux te raconter aussi mon week-end d’écriture à St-Damien de Buckland.

Qu’est-ce que la Vie nous offre de souvenirs n’est-ce pas!

Dommage que les tiens soient restés accrochés quelque part entre les nuages…

Promis après mes récits, je reprendrai la lecture de tes propres souvenirs. Mais ça, on le fera en catimini, sans que personne n’écoute.

Je t’aime fort. Xoxoxo… »

Commentaires

Zoreilles a dit…
J'ai littéralement bu tes paroles, moi qui ai tant rêvé d'aller jusqu'à Natashquan, voir ces paysages et retrouver l'esprit madelinot des fondateurs de ce village de la Côte-Nord. Merci d'avoir partagé tout ça avec tes yeux et ton cœur!
J'y retourne l'été prochain, si jamais tu as le goût d'embarquer! Cette fois, je me rendrai directement à Natashquan, prendrai le traversier vers Blanc-Sablon pour traverser vers Terre-Neuve. Poursuite du projet que j'avais cet été et que j'ai choisi de ne pas réaliser entièrement.
Je vais dire comme mon Jeune Frère: "Faut que je m'en garde un peu pour les autres années!"...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...