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Une « horreur » de pur bonheur



Je sais… Deuxième fois cette semaine que j’utilise ces mots… Ouin pis???... C’est moi la boss!... « Ça fa que »…
 
« … Depuis quelques mois, le jeudi matin rime avec yoga pour moi. Et c’est bien comme ça. C’est donc chargée de la belle énergie d’un groupe charismatique que je me suis présentée vers 13 :30 au Centre d’hébergement où réside Papa Fitzsou. 

C’était jour de fête, puisqu’avait lieu le vernissage des vingt œuvres réalisées par quatre artistes-peintres d’Amos (dont mes Amies Tweety et Dir), dans le cadre d’un projet initié (bien avant le malencontreux rapport…) par la  psycho-éducatrice Cyrr. RIEN DE NOUVEAU LÀ!

C’était la deuxième fois que j’avais l’occasion d’admirer les tableaux et c’est avec un Papa Fitzsou ne tarissant pas de « que-c’est-beau» que j’ai eu le plaisir de flâner au deuxième étage de l’établissement. J’y ai même revu la Grand-Mère de mes Enfants, (qui ne m’a malheureusement pas reconnue) mais qui a tout de même demandée, en serrant bien fort ma main, de « revenir la voir »… 

Touchant moment… Pur bonheur…

Nos personnes âgées seront bien gâtées de pouvoir admirer ces tranches de vie du bon vieux Temps qui seront réparties sur les différents niveaux de ce «milieu de Vie ». Félicitations à tous ceux–celles impliqués dans ce projet ;-)

Ça c’est pour l’exposition…

Demandant à Papa Fitzsou ce qu’il désirait faire ensuite, soit retourner à sa chambre ou continuer à se promener (faut dire qu’il était confortablement installé pour l’occasion dans un fauteuil roulant), il choisit la deuxième option. Et lorsqu’on arriva à son étage, un musicien égrenait des notes sur sa guitare. Tiens, tiens…

On prit place entre les fauteuils roulants et les chaises gériatriques (on avait même déplacé une Dame bien installée dans son lit. RIEN DE NOUVEAU LÀ!).

L’arrivée de Papa Fitzsou fut soulignée par le Guitariste bénévole, un habitué depuis moult années à venir chanter fleurette chaque semaine aux Personnes âgées de l’étage. RIEN DE NOUVEAU LÀ!

Les gens fredonnaient, suivaient le rythme en dodelinant de la tête. Souriaient. Papa Fitzsou, derrière qui je prenais place, tenait mes mains bien serrées contre son cœur…

Touchant moment… Pur bonheur…

Les « adjointes-au-bien-être-de-toutes-ces-personnes » circulaient, serrant ici une main, et là, remontant une couverture. Souriant, touchant. Aimant. J’en fus émue de les voir tant « les aimer »…

Encore une fois : RIEN DE NOUVEAU LÀ!
 
C’est ça que j’ai vécu cet après-midi au Centre d’hébergement Harricana. 

Quelle horreur n’est-ce pas?... 

Sans commentaire… »
« Et si ça existait vraiment? », photo prise sur Facebook, auteur inconnu de moi, 2015

Addenda : Veuillez croire que le titre sensationnaliste ayant fait les manchettes il y a quelques mois, laisse des traces indélébiles dans les cœurs des gens qui se dévouent, quotidiennement, pour les Personnes hébergées…


Commentaires

Zoreilles a dit…
Pour avoir longtemps côtoyé ces lieux auprès d'une personne âgée en perte d'autonomie, je peux témoigner aussi du grand cœur, des sourires, soins, services, attentions, gestes d'affection et de respect de toutes sortes dont font preuve ceux et celles qu'on appelle les préposés(es), infirmiers(ères) et autres membres du personnel soignant dans les CHSLD.

Tu vois, là, j'ai souvent souligné verbalement et par écrit l'excellent « service à la clientèle » et le grand dévouement de ces personnes auprès des résidents comme de leurs familles. Je me rendais bien compte que les tapes dans le dos étaient rares et je trouvais ça vraiment injuste.
Tu vois Zoreilles, on jasait justement de ça cette semaine hein, l'importance des "tapes dans le dos"...
Je crois que je "souffre" autant que le personnel du 4e étage du CHH, de la mauvaise presse qu'on leur a fait de façon généralisée.
J'essaie de me "soulager" avec les moyens que j'ai... Et crois-moi, que je ne taris pas de "tapes dans le dos" envers la Préposée qui s'occupe particulièrement de Papa Fitzsou. Elle a le coeur sur le main comme on dit...

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