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Je préfère…



… écrire au grand jour, quand mon regard peut se perdre à l’horizon, alors que le sommeil tiraille encore un peu mon cerveau…
 
Je trouve beaucoup plus difficile de le faire en fin de soirée, après m’être aliénée en écoutant téléroman sur téléroman et émission d’information. C’est trop, trop d’heures tout d’un coup, mais je ne peux m’en empêcher. Dans le fond, j’aime ça… 

… J’aime ce genre de soirée où, emmaillotée dans la doudou jaune moutarde qui me rappelle un séjour dans le sud, je m’amuse à entrer dans les mondes imaginaires des comédiens, à suivre leurs déboires, leurs amours.

Mais quand, la Présentatrice du bulletin de nouvelles entre en scène et que j’aperçois la gueule toujours grande ouverte de mon portable qui attend les mots qui le nourriront, ça m’amuse moins. Parfois, me vient même l’envie de tout fermer sans toucher lettres… comme je suis venue à un cheveu de le faire à l’instant. Je me suis ravisée juste à Temps. 

Pour l’exercice, pour mon cerveau…

Mais ça n’aura été qu’une histoire sans fin, une non-histoire, un petit rien tout nu qui ne voulut, que rapidement et simplement, percer ma paresse mentale.
« Perdue en chemin », Amos, novembre 2015



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Belle et insouciante jeunesse!

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