Passer au contenu principal

Escalader l’inimaginable



J’ai déjà eu dans le passé, la curieuse et inconfortable impression, d’être devant une épreuve insurmontable. Simplement parce que je manquais de moyens et/ou de motivation et/ou de recul, par rapport à l’évènement. Je réalise que toutes ces épreuves étaient de la « petite bière » comparé à…
 
Pour quelques personnes, certaines situations sont plus difficiles que pour d’autres. Questions de personnalité. D’ouverture. De réceptivité. De positivisme. Ou le contraire… Mais ce n’est rien comparé à…

Où je m’en vais avec mes skis?... À ceci…

Hier soir, je suis allée au cinéma. J’hésitais entre « Guibord s’en va en guerre » et « Everest ». 

J’ai choisi le deuxième. À la dernière minute.

Tout au long de la projection de ce film basé sur un fait vécu, je fus estomaquée par le courage, la détermination, parfois l’obstination des alpinistes à atteindre le but qu’ils s’étaient fixés : se rendre jusqu’au sommet… À tout prix. Ou peu en importait le prix…

Bien entendu, sans vous raconter l’histoire, je peux vous dire que ça n’a pas été facile. Ni pour eux, ni pour moi. Plaisanterie de mauvais goût...

« Une telle ascension, c’est un ego-trip » me disait à la toute fin, l’Ami d’une Amie. Je les ai suppliés de ne pas mettre pareil projet sur leur « bucket list », Eux qui se promènent d’un bout à l’autre de la planète, dans toutes sortes d’aventures. Semblerait qu’ils se contenteront du Mont Blanc.
Bon, bon… Le Mont Blanc*! J’ai fait semblant de rien mais je ne savais même pas où c’était! 

Comme bon leur semblera! En ce qui me concerne, escalader le belvédère de la route 395 à Preissac m’a suffit. Je n’ai rien de plus à prouver niveau « escalade »…

*plus haute montagne des Alpes et plus haut sommet d’Europe, 4 809m alors que l’Everest est à 8 848m
En sérieuse comparaison, le belvédère compte une centaine de marches…
"Le belvédère", Preissac, octobre 2015

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...