Passer au contenu principal

Mon Neveu Jod



Il y a des personnes que je suis toujours contente de revoir. De ces êtres attachants que je ne peux tout simplement pas oublier malgré l’ignominie d’une séparation. C’est le cas avec le Neveu Jod. Que j’ose encore appeler, malgré tout, MON Neveu!
 
Je le connais depuis trop longtemps. J’ai toujours eu pour lui, ce genre d’affection qu’une Tante bien intentionnée, reporte parfois sur sa parenté. Invisible lien qui se tisse, bon an mal an, imperceptiblement. Inexorablement…

Il y avait une éternité que nos routes ne s’étaient croisées. C’est arrivé un matin dernier (ben oui, celui là même où je partais pour le week-end dans le faux SudDécidément!). Rien ne laissait présager une telle rencontre, dans l’anonymat d’une station d’essence qui sert aussi de terminus d’autobus.

J’ai ouvert des yeux et des bras, grands de surprise et de joie. Sans hésiter je le gratifiai d’un chaleureux câlin. 

Et de se donner des nouvelles aussi brèves que nous le laissait le Temps, ce moment présent.

Ce matin-là, j’embarquai dans l’autobus (celui où le dossier du siège était penché) le cœur en liesse, remerciant Qui de droit pour ce superbe moment de retrouvailles.

Hey que la Vie a le don de nous surprendre parfois!!!


Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...