Passer au contenu principal

Dans quarante-et-un…



… jours : ce sera la nouvelle année! Je n’en fais pas une obsession, juste une constatation, parce qu’hier…
 
J’ai pris note du nombre de billets publiés sur ce blogue depuis janvier. J’ai réalisé que même en écrivant religieusement jusqu’à la fin 2013, ben de valeur mais je n’arriverais jamais à ce que j’ai publié en 2012. 

Premier constat.

Autre fait inquiétant : les chiffres parlent. Ils dévoilent que d’année en année, je produis de moins en moins. 

Serait-ce le début de la fin?

Malgré tout, je ne peux me résoudre à l’abandonner. Je m’y suis attachée au fil du temps. Il est le compagnon retrouvé chaque soir,  celui dont j’allume le regard, sourire en coin. Celui avec qui je bivouaque, avec qui j’égrène cette vie chargée de cogitations diligentes... Échanges passionnés. Sans double sens…

Bien sûr, les raisons qui me motivent ne sont plus les mêmes qu’en 2008. Elles sont autres. Différentes, plus grandes.  Depuis la dernière année, je tente tant bien que mal de vous vendre ce Nunavik, ces gens aux grands éclats de rire, aux yeux bridés de sourires, amoureux de leurs grands espaces, de cet air pur et frais, de ces vents descendus du Pôle Nord, de tout ce blanc, de tous ces maringouins…

Je blague, je blague…

Ben oui, y’a des moustiques, et pis du fret. Mais quand la rivière est gelée, le « fffrettt yé sec », comme en Abitibi. Mais la neige est plus blanche « on the land», et le cœur des gens est aussi grand que leur territoire. 

Oh pas partout… Pas partout… 

En fait, comme partout ailleurs… D’ailleurs…Rien n’est jamais parfait…

Alors si je continue c’est aussi pour moi. Pour forger, moduler, modeler mes souvenirs d’Eux. Pour me rappeler quand viendra le temps de quitter. Quand la route du Sud me fera perdre le Nord, m’appellera si fort. Pour contrer la nostalgie, les regrets qui risquent de se glisser dans les interstices de mon cerveau…

Pour Eux, je me souviendrai…

« Que suis-je? », Kuujjuaq, 19 novembre 2013

Commentaires

Le factotum a dit…
Je soupçonne que les artisanes qui ont confectionné cet amauti sont Surra Baron, Surra Annanack et Claire Etook de Kangiqsualujjuaq, au Nunavik. Le perlage a été réalisé par Ayanaylitok de Salluit (Sugluk), au Nunavik.
Hum... pas certaine que je vous suis là...
Ce n'est pas du tout ce que vous pensez, ni n'a été confectionné comme vous le dites, par toutes ces personnes dont en aucun temps, je ne doute de leur talent respectif...
Je vous laisse dans l'expectative...

Messages les plus consultés de ce blogue

Une minute de silence svp!

« … C’est l’Ami Pat qui, ce matin, a porté ce fait à mon attention :  1 minute de silence, à 11h, ce 11 du 11 , jour du souvenir.    Je ne suis pas une fana ni ne me targue d’avoir une grande connaissance des guerres, que ce soit la 1 ère ou la 2 ième . Ce que je sais, c’est que Papa Fitzsou, travaillant à l’époque de la 2 ième à la mine Molybdenite , avait été épargné de se présenter au front. Le molybdène contribuant à renforcer l’acier, était apparemment, utilisé dans la fabrication des munitions.  Ce fut, involontairement , sa contribution volontaire … De lien en lien, j’en ai appris un peu sur la bataille de la Crête de Vimy , s’étant déroulée il y a cent ans de cela, et pour laquelle, des milliers de canadiens ont tristement donné leur Vie.  Bon… Une minute de silence . En souvenir de ces valeureux combattants, c’est bien peu, quoique… Pour moi, ce sera déjà un défi en soi! ( je blague voyons… comme si je ne pouvais ferm...

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...

Parfaite perfection

« … ( ou paradoxe dans la pensée de l’ange-aérien… )   Qu’est-ce qu’on en met de l’énergie pour camoufler les signes du Temps : colorations, crèmes miracles de tous genres, botox, chirurgies esthétiques. Comme si la peau devait à jamais, demeurer lisse et ferme. Comme si on ne pouvait que viser, la jeunesse éternelle et l’immortalité…  Non mais !!! … Les vêtements doivent être griffés. On doit posséder le plus récent cellulaire, la meilleure tablette, l’ordi le plus léger, la voiture de l’année. Les activités sportives sont répertoriées, analysées, comptabilisées.  Et le plaisir? Oublié ??? … Plus question d’imperfection. Il faut mordre dans la Vie avec des dents en rang d’oignons et blanches comme neige. L’apparence physique doit être sans fausse note. Notre Vie aussi. Et malheur si les rides viennent trahir nos années de bonheur… Aberration !...  Dommage … Parce que quand j’y pense… Grand-Mère Antoinette portait...