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Fin de vendredi


Je suis allée… au bureau de poste, marchant tranquillement après les heures de travail. Pas de courrier, ni de rencontres intéressantes si ce n’est celle de ma Nutri Nordique en congé de maternité…

Je suis allée… manger un burger à la viande fumée - salade césar à l’Auberge… Assise seule, en plein milieu de nulle part, j’ai fait le plein d’énergie en même temps que la lecture d’un œil distrait, d’un roman en anglais, en guise de pratique… Ça n’a définitivement pas l’ambiance d’un Cozy Café… (l’endroit, pas le livre…)

Je suis allée… au cinéma, hier et ce soir. Si vous saviez comme j’aime me retrouver assise parmi cette gang de jeunes dont j’observe les comportements, physiques et sociaux. Leurs courses effrénées en pleine noirceur, leurs applaudissements parce que tout à coup ils admirent ce qui se déroule sous leurs yeux; les cris gutturaux des surveillants, intimant l’ordre en Inuktitut de s’asseoir et de se taire…

En revenant chez-moi, avec l’habituel et amical Collègue ainsi que les 4 enfants qui avaient pris place dans l'habitacle de la camionnette, je me surpris, une fois de plus, à lancer un « Merci » à Qui de droit, pour ce que l’on me permettait de vivre ici, d’un peu incongru mais de tout à fait spécifique à l’endroit…

Je me suis trouvée chanceuse, voilà tout. D’être là, mais surtout, d’Être, point…

Commentaires

Le factotum a dit…
Je vois que mon ami mécano impose toujours la discipline de sa voix grave et stridente!
Que de beaux souvenirs pour moi.
Bonne journée!
M.Le Factotum: je crains que cette personne ne soit dans le sud pour deux ans et un jour...
Mais on en a une autre...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...