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"C'est dans le mois de mai...

en montant la riviè…èr…re... C’est dans le mois de mai, que les filles sont belles… »

C’est la mélodie que je fredonnais chemin faisant, me dirigeant vers l’endroit qui ne réussit pas à éteindre la passion qui m’anime à vivre et à travailler dans le Nord. J’avais tout pour moi, tout pour me sentir bien, légère et heureuse. Il faisait un temps superbe. Tout baignait sous l’œil voilé du Jeunot venant à peine de se lever, et qui étirait ses rayons tout en se passant un linge nuageux dans le visage pour finir de se réveiller. L’air était aussi pur et frais qu’il peut l’être au printemps, douce saison ici au Nunavik. Le vent pour une fois se tenait tranquille dans un coin et la route était presque déserte à cette heure matinale.

Quoi demander de plus?

Pour moi? Rien, mais… 

Probablement que la vedette du jour a de quoi espérer elle! Peut-être souhaite-t-elle que quelqu’un se décide enfin à la mettre au courant… ou encore qu’on se préoccupe d’elle au point de lui faire remonter la rivière…

Allez savoir ce qui se passe réellement dans la tête d'une vedette!...

Photo : « Vague à l’âme », Kuujjuaq, mai 2012

Commentaires

Jeannot a dit…
Salut fitzsou...

Le vent amène pleins de surprises a qui sait naviguer...

Bon vent... Angélique...
Le factotum a dit…
Beau jeu de mots...
Mais Jeannot, justement, naviguer moi, je ne sais point... Je ne sais que "voler"...

M. Le Factotum: merci! ;-)

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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