« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana! Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… ) Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...
« Partir c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout, comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent. » P. Fillit
Commentaires
Je l'ai si souvent entendue... et chantée!
La plus émouvante de toutes les fois, c'était un beau soir de la fin mai 2010, lors des fêtes du 75ième de Val-d'Or, Raôul Duguay donnait le coup d'envoi des festivités au vernissage de son exposition au Centre culturel... La salle pleine à craquer de gens heureux et fiers, de sa famille, de ses amis, de ses fans inconditionnels.
Il avait l'air lui-même d'un enfant heureux. Il nous a raconté des histoires si belles, de son Abitibi de son enfance, son amour de l'eau, la forêt, l'espace, le ciel, etc. Puis, à la fin...
Il nous l'a chantée drette de même, a capella, à deux pouces du nez. Il se promenait entre nous tous, on embarquait à mesure. On s'est joint à lui dans cette même énergie impossible à décrire. Le plafond du Centre culturel en levait!
Vive la Bittt à Tibi! Et Raôul!
Quand j'ai publié hier, j'ai passé mon temps à la faire jouer... Je dansais sur ma chaise!
Ça fait du bien d'écouter cet air au Nunavik.
Inhabituel mais bien!...