Passer au contenu principal

Matis et Elliot...

Je ne suis jamais vraiment à court d’idées farfelues... Vous voulez connaître ma petite dernière?? Lisez bien ceci...
La semaine dernière, je suis à me faire dorloter chez ma précieuse esthé, lorsque, parle parle jase jase, elle en vient à me raconter ses jeudis soirs d’ « horreur »: voler du service de garde, à la garderie en milieu familial, à la maison, préparer le souper, pour finir par atterrir à son travail pour la soirée... Me v’l’a tu pas à sentir mon petit « hamster » céphalique partir à la grande course pour finir par m’entendre dire: « Je pourrais te troquer du gardiennage contre des soins... » Et mon esthé de me répondre: « Es-tu sérieuse? Certain que ça m’intéresse... » Tiens, tiens: on dirait que je viens encore de m’embarquer à toute volée dans une histoire qui risque d’être abracadabrante...
Qu’à cela ne tienne: je me suis donnée la fin de semaine pour y penser...
Ce que j’ai fait, profitant de ma « retraite sylvestre », j’y ai réfléchi. J’ai tenté de peser le pour et le contre. J’ai même sorti deux jetons d’un jeu, un noir et un blanc, « Orum et Tolum » (désolée, mais j’écoute de ce temps-là l’Alchimiste... merci à mon « jeune » notaire pour la suggestion)... Et croyez-le ou non, j’ai posé LA question: « Dois-je m’engager à aller garder ces mousses?... » et de sortir le jeton noir... et noir disait OUI... Alors...
Me voici, à écrire ces lignes dans une maison qui m’était inconnue il y a à peine 4 heures... À garder deux gentils garçons de 5 et 3 ans!
C’est quoi mon problème??? Je me surprends à sourire (tant mieux, ça fait toujours du bien de sourire...). Je me revoie, adolescente, gardant des enfants qui aujourd’hui sont, dentiste, avocat, médecin...
Et ce soir, je me suis retrouvée assise par terre, avec ma jupe quadrillée, à jouer avec Raphaëllo, Donatello, Michaël-Angelo et Léonardo (...tortues Ninja pour les non-initiés...); à donner des bains, à prévoir une collation, à lire l’histoire de Merlin l’enchanteur, à superviser le brossage de dents, le pipi et "swing" dans le lit... Ils se sont vites envolés au pays des rêves!
Ils sont tous les deux charmants. Et côtoyer des enfants, c’est être dans le vrai, sans faux semblants... Ils sont drôles et naturels. Ils s’aiment tels qu’ils sont, sans questionnement... Ce sont des anges de pureté...
Je n’entends maintenant plus que le tic-tac de l’horloge de la salle à manger... Ce fut une très belle soirée... Pas encore celle idéale pour personne esseulée (au risque de me répéter...) mais ...
...Qui sait? Peut-être qu’un jour, le voisin, qui est assurément, également une personne seule, aura besoin de « sucre » et viendra sonner à la porte...
... Oh! Mais c’est vrai: quand on garde, on ne doit surtout pas ouvrir aux étrangers...
...Dommage...

Commentaires

Mijo a dit…
Le troc s'est poursuivi ?
Je vois mon esthé tout à l'heure. Dommage, elle n'a pas d'enfants à faire garder contre de méchants poils à arracher !!

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...