Passer au contenu principal

Si petit mais au cœur si grand



« … Nous circulions depuis déjà un bon moment sur les routes occidentales sinuant l’Abitibi. 

Le ciel était d’un bleu à couper le souffle. Les terres s’étiraient, blanches de leur long hiver, tandis que les arbres agitaient faiblement leurs branches dénudées dans l’espoir d’un renouveau.

J’avais le cœur au chaud en ce beau samedi.

L’idée Nous avait pris de pousser les retrouvailles vers ces villages éloignés, presque oubliés. La Morandière, Champneuf, Rochebeaucourt…

Rochebeaucourt…

… J’aperçois le panneau annonçant le CLSC. Je connais très bien l’infirmière qui y travaille depuis des lustres. À mon avis, elle est la dernière « infirmière-de-colonie » de l’Abitibi.
Je n’ai pas pu m’empêcher de photographier ce qui a été, et est encore aujourd’hui, son lieu de travail.
 
Imaginez tous les secrets qui ont du y être partagés. C’était le Temps où les soins de santé priorisaient l’Être plutôt que la danse des changements d’appellation des organisations.
Le Temps où il y avait encore de la place pour les « malades-patients-clients-bénéficiaires ». 

Où les établissements ne servaient pas que de bureaux pour les gestionnaires de tout acabit…

C’était et c’est encore à Rochebeaucourt, le Temps où les Gens se rendent confiants, dans un tout petit lieu où se cache une Femme de grand coeur … »
« Pourquoi faire grand quand on peut être tout petit?... »,
Rochebeaucourt, mars 2016

Commentaires

Zoreilles a dit…
Ça nous donnerait envie de déménager à Rochebeaucourt...
Je pense que le village en aurait grandement besoin... D'autres villageois, s'entend...
Zoreilles a dit…
Mais puisqu'on va fermer les CLSC pour orienter ses ressources vers les GMF, je vais rester où je suis. C'est tellement triste ce démantèlement de notre réseau public de la santé et des services sociaux orchestré par le Dr Barrette et ses semblables...

Messages les plus consultés de ce blogue

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Eau et écorce: l'affaire est chocolat!

« … J’avais prévu le coup : l’alarme devait m’extirper de mon sommeil avant même que l’aube ne se pointe. Il y allait de la qualité de l’eau… 3 :45h- Ça en était terminé de ma nuit de rêves sans fin. Il était Temps de sauter dans mon jean et d’enfiler un coton ouaté. Pâques m’attendait… 4 :20h- J’arrivai un peu à l’avance. Les lieux étaient déserts si ce n’était un véhicule à l’aile gauche drôlement cabossée, garé sur le bas côté.  Je saluai le jeune homme qui remontait la pente chargé d’un « jelly can » que je présumai, pleine d’eau de Pâques. En échange, je reçus un discret signe de tête. Pourtant, je me disais que pour croire à cette tradition, il devait y avoir un brin de folie en lui non?... Ça ne m’a pas semblé être le cas. Peut-être était-il beaucoup trop tard pour lui plutôt que beaucoup trop tôt?...  Peu importe… Mes Amis se pointèrent vers 4 :30. À tour de rôle, on prit une gorgée de l’eau...

Jeune Sœur Chérie, te souviens-tu…

… du salon du livre à Ville-Marie en 2016? C’était Francine Ruel qui en était la présidente d’honneur. Assise parmi des milliers de livres, elle affichait un certain air que tu lui avais reflété en lui demandant si «  ça lui tentait d’être là … ».    As-tu écouté TLMP dimanche soir ? Moi si, et j’ai immédiatement repensé à cet épisode. Penses-tu que lors de ce salon, elle pouvait déjà être préoccupée par son fils? Si c’était le cas, effectivement ça ne devait pas lui tenter d’être là… Si ça correspond avec l’errance de son Étienne , ça expliquerait ce que «  cachait son âme   » ce jour-là…  N’est-ce pas? Mais tout ça n’est que supposition. Parce que dans le fond, on ne sait jamais ce qui se passe vraiment dans la tête des gens que l’on côtoie. Quelles sont leurs inquiétudes? Leurs préoccupations? Leurs priorités de Vie? Pour expliquer des comportements, on s’invente des histoires loufoques et on y croit. Triste. Je me lance un ...