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« Le voyage est un retour vers l’essentiel. » (Proverbe Tibétain)



Retour sur le 22 juin
Pancake Bay, Ontario – Cache Bay, Ontario (470 km)

« … Ce fut une bonne nuit sans avoir eu froid. Ouvrant mon léger sac où je rangeais le peu de vêtements que j’avais résolument décidé de porter tout au long du voyage, je ne pouvais faire autrement que de prendre le Temps qu’il faudrait pour faire une brassée… Et de un …

La Vie avait fait en sorte qu’il ne pleuve pas, mais le léger crachin dont se « dérhumait » le Lac Supérieur, s'était condensé sur la toile de la tente, en des milliards de gouttelettes. Je devais attendre un peu qu’elle sèche avant de ranger le tout. Et de deux!... 

C’est donc installée sur un banc métallique, franc est, que je débutai cette nouvelle semaine. Le soleil était bon, pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups?...

Réflexion... J’aime bien la pensée du jour. Ce matin, alors que la petite cafetière italienne laissait s’échapper son odorant fumet de café, j’ai dit « Merci». Pour ce minuscule bonheur matinal.

La tasse fumante de « Mr PG » entre les mains, je me dirigeai vers la plage avec ma chaise aux couleurs canadiennes. Une fois bien installée, j’ai redit « Merci » pour cet autre modeste bonheur. Je me suis dit qu’il y avait pire endroit pour prendre mon seul et unique café de la journée.

Mes réflexions m’ont portée aussi loin que l’horizon filait. Je comprenais pourquoi Christophe Colomb pensa un jour que la terre était plate (au fait, est-ce vraiment lui qui pensait ça? J’ai un doute)

Je comprenais aussi mon H-Ami à vouloir passer la moitié de sa Vie, le regard perdu, voguant sur l’immensité d’une nappe d’eau.

En mon for intérieur, j’ai pensé : « C’est ce que je veux : vivre là où les pensées se perdent, surfant sur une surface miroitante et ou agitée. Vivre dehors, profiter de l’air pur et frais. Me délester de tous ces biens matériels inutiles qui m’encombrent subrepticement… »

Je me disais aussi que mon « road trip » n’aurait pas été qu’un seul voyage, mais bien autant d’escapades qu’il y eut d’arrêts. J’avais mis ma capacité d’adaptation à rude épreuve, et je m’en sortais la tête haute, fière et grandie.

Certain qu’il me reste encore des peurs. Celle des grandes villes. Mais je réalise aussi que j’ai tout de même fait un pas de géant.

Peu m’importe d’être une petite femme, je sais maintenant jusqu’où, je peux aller... Je suis allée... Je pourrai aller…

Après Cache Creek, Cache Bay – Je suis fatiguée. Je pense... Je ne roule presque pas et ça me paraît long. Peut-être qu’on en revient de « road triper »… Penser, rouler, penser...

Faut que je me ramène à l’aspect « vacance ». Je crois que ce matin, était l’une des rares fois où je ne me suis vraiment pas pressée. En plus mon départ a été légèrement retardé. Sur la route, une Dame avait frappé un orignal. On a dû l'évacuer par hélicoptère. L'entrée du parc a été fermée le Temps de l'opération. Triste histoire.

Heureusement, ce soir je suis au Paradis... Au Paradis Motel à Sturgeon Falls. C’est « cute », c’est propre. Une chambre presque comme je l’aimerais.

Et... ce serait mentir que de dire (d’écrire…) que je ne suis pas contente de coucher dans un motel… »
"J'ai trouvé ta grange rouge ma Bonne Fée...", Ontario, juin 2015


"Quelque part en Ontario...", juin 2015

Commentaires

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

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