Passer au contenu principal

Froissement de vent et clapotis de vagues



Ça avait été un beau 1er juillet. Je revenais du cinéma où, accompagnée de mon Grand et de ma Douceur ma Belle, nous étions allés voir « Dragon 2 ». Tiens : je ne me souvenais même pas de la dernière fois où nous avions fait pareille sortie. 
 
Un bien beau moment de vie, il va sans dire…

Là où je séjournais, les jours s’écoulaient doux et paisibles entre les visites à un Papa Fitzsou souriant, celles de mes enfants et la présence rassurante du Vieux Méo. Je n’ébauchais point de longs plans quotidiens. Je me laissais plutôt inspirer par le souffle du vent, le chant des oiseaux et le clapotis des vagues. La vie se présentait à moi comme une simple improvisation contrôlée. La température hésitait et chevauchait du coup, soleil et pluie. Le vent, lui, était constant. Présent.

J’avais croisé à la sortie du cinéma, mon Ami G et son Épouse. Heureuse comme pas une de les rencontrer de façon si impromptue, on piqua une jasette sur le coin de la rue. Trop bref…

Le soir venu, j’avais ouvert « Un vélo dans la tête » du jeune (et talentueux) Mathieu Meunier. Son périple n’avait rien à voir avec le mien mais dans ses pages, je me retrouvais.


Il faisait nuit maintenant. Les flammes des chandelles tremblotaient sous le souffle aigri d'un vent s’engouffrant sans gêne par la fenêtre laissée entrouverte. Pour changer. Changer d’air… Ça sentait l’orage à plein nez. Je le craignais... 

Je skippai le bain à la débarbouillette sur le bout du quai. Trop tard, trop frais. Et puis le lendemain, c’était prévu : une douche chez ma Douceur ma Belle après le ménage de l’entrepôt. 

Et ça, ce ne serait vraiment pas de trop. La douche, pas le ménage!!!


"Il fut une fois...", St-Mathieu d'Harricana, juillet 2014

Commentaires

"La vie se présentait à moi comme une simple improvisation contrôlée". Chère amie Fitzsou, fille de contrastes et de contraires!!! ;-) xoxo
Bonne amie G, c'est mon côté contrôlant qui a écrit ça...
Chez-moi, même une improvisation doit être dirigée un tant soit peu!!
;-)

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...