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Projections



« … Je savais que cette journée en deviendrait une de souvenir, de rappel, de bon moment. Je savais déjà que ce que j’allais jeter dans cette boîte rouge (ou que je donnerais en main propre au beau Moses dans sa boîte bleue), allait changer ma vie à jamais… Ce trois juin…»
 


Je savais tout ça, et malgré tout, j’ai osé…

Je savais que la date s’inscrirait dans ma mémoire, juste à côté d’une autre qui avait, elle aussi, changée ma vie du tout au tout, il y avait maintenant six années de cela. C’est comme ça : je réfléchis, je médite, j’analyse puis je bouge, j’explose pour faire naître les évènements qui me porteront un peu plus haut, un peu plus loin… 

Malgré la peur qui noue mes entrailles, je passe à l’action…

Juste une question de lâcher prise, au bon moment. De réaliser que l’on a de contrôle que sur nous-mêmes. De sortir de notre zone de confort pour brasser nos neurones et mettre en branle les forces qui nous habitent. Je pourrais faire d’autres choix. Je pourrais décider de regarder mon nombril se remplir de toutes ces certitudes, m’asseoir et... Et attendre…

Quoi? Qui?...

Pendant que je me gargarise de mes intérieurs sur ce blogue, à l’extérieur la vie n’est que mouvement. Et c’est dans cette foulée que je me situe. Les mois auront beau défiler sous mon nez, à la vitesse qu’ils voudront, c’est moi et moi seule qui déciderai ce qu’ils deviendront.

Points à la ligne…
 
« Regard d’un Inukshuk tourné vers son avenir », Kuujjuaq, mai 2014

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...