Passer au contenu principal

Le Suivant suivant le Suivant du Suivant…



...Il était à peine quatre heures du mat quand la bizarre de sonnerie du nouveau cellulaire, cadeau de sa Douceur sa Belle, se mit à bruiter. Du coup, Elle repoussa les couvertures et s’extirpa sans difficulté de son lit. Elle avait préparé la veille des vêtements chauds de circonstance pour l’activité à vivre. Ce matin, avant le lever du soleil, Elle irait puiser, comme Elle le faisait depuis des années avec ses Amis de la Famille De la Rose, l’eau pure et vivifiante d’une source s’écoulant librement même à ce temps-ci d'avril. Cette eau serait son grigri pour une année de santé et aussi, pour une de prospérité, grâce aux petits morceaux d'écorce de bouleau qu’Elle ramasserait et se plairait à distribuer à son entourage.
 
Elle rejoignit le petit groupe en empruntant le chemin de la traverse, celui de l’ancienne colonie 90, reliant Ste-Gertrude à St-Mathieu. Ils eurent tôt fait d’atteindre la source et avec peu d’attente, s’abreuvèrent d’une longue gorgée de pure tradition.

Amazing!...

Ils retournèrent bruncher comme d’habitude, dans le garage-maison d’un homme que nous appellerons Raymond, l’atmosphère étant aux jases et aux éclats de rire. À huit heures trente le « party » était fini! C’est ce qu’Elle aimait de ces rencontres : assez courtes pour ne pas s’éterniser et juste assez pour se ressourcer!

À la fin de ce jour-là, avec ses deux enfants, ils préparèrent et partagèrent une fondue, entre le visionnement de deux films, tous trois confortablement installés dans le petit salon du sous-sol. Pour Elle c’était le bonheur total, car il y avait bien longtemps qu’Elle n’avait ressenti cette proximité et ce retour au « bon vieux Temps de vie en Famille ». 

Et cela, Elle l’appréciait… plus que tout au monde…


Commentaires

matin d'automne a dit…
J'ai souvent entendu parler de cette quête d'eau miraculeuse mais je n'ai pas connu. Je te trouve chanceuse de vivre et partager ces moments. Merci
Quand nous étions jeunes, nous y sommes allés quelques fois avec mes parents. Mais j'ai repris la tradition en force dans ma vie de jeune adulte, l'ai poursuivi avec mes enfants et encore maintenant (sauf que les jeunes ne se lèvent plus à 4am: à cette heure, eux, ils se couchent!!!)
J'aime bien certaines traditions québécoises. Elles me réconfortent et m'enracinent tout à la fois.
Drôle de moi!
;-)

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...