Une journée s’annonçant d’un gris attristant, motiva la finalisation de ce billet, depuis longtemps semé en feuille. Ça va comme suit... Décembre 1978 : je viens tout juste d’obtenir un poste, temps complet de nuit, à la maison d’hébergement pour personnes âgées, alors appelée « Foyer Harricana ». Ma jeune vingtaine attise le professionnalisme acquis durant les années de formation. Du jour au lendemain, dans ma Vie se glissent, des Hommes et des Femmes, les uns suffisamment autonomes pour dévaler en plein jour, l’abrupte pente menant à la 1 ère Avenue; les autres, maladivement cloués dans leur lit. Parmi eux, au 3 ième étage, un homme, prénommé Misaël, occupe le Temps de sa gentillesse et de sa douceur. Il bricole ses journées, en en façonnant des bribes dans la terre cuite. J’étais en amour avec l’Être et son prénom. Je me répétais qu’un jour, si je donnais naissance à un garçon… Un bon matin, M’sieu Misaël me re...
« Partir c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout, comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent. » P. Fillit