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Kuujjuaq : douzième et dernier jour



« Les passagers voyageant sur le vol 865 de First Air à destination de Montréal sont priés de se présenter à la sécurité…The passengers… »
 
« … Bon… Ben… Voilà! Ça sonnait les mots de la fin. Ou ceux de la continuité. De la reprise des activités. Ceux des départs. Des au revoir…

L’Amie Syt avait eu la gentillesse de m’amener à l’aérogare avant le dîner afin que j’y enregistre et dépose mon unique bagage, le sac à dos vert-de-tous-mes-déplacements-Nunavimmiut. 
J’avais la carte d’embarquement en main. 
J’étais fin prête.

Après avoir partagé un dernier repas (!) et siroter une tasse de thé avec l’Amie Sue, cette dernière m’avait raccompagnée à l’aéroport.

« Ciel » que l’amitié faisait du bien à l’âme!

À peine décollé et malgré des centaines de photos croquées sur le Nunavik dans le passé, je ne pus m’empêcher d’en prendre… plusieurs autres! Comme si cela aidait à incruster dans la mémoire, les paysages dénudés, les rochers, cette rivière, toujours givrée par endroits.

Dans le cœur du Boeing 737, je retrouvais les mêmes murmures de voix. Le bruit des réacteurs semblait mousser les nuages. Le soleil et la terre, dont je percevais quelques bribes par les trouées, se partageaient l’espace. Le léger tangage de l’appareil me berçait, tel l’auraient fait les bras de Maman Fitzsou…


Je me surpris à souhaiter vivre ces vols aériens sur une base régulière...

Ce genre de déplacement qui, sans conteste, pimente la Vie… Ma Vie... »


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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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