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Petit Escape fait des siennes




« … J’avais à peine quitté le stationnement où Petit Escape avait passé les 10 derniers jours, le nez piqué vers le bas, qu’un bruit sec et arrogant se fit entendre côté passager avant.


Un peu inquiète (mais aussi très-très tête en l’air! Merci la Vie qu’il ne soit rien arrivé…), je décidai, sans autre vérification, de prendre tout de même la route de retour vers l’Abitibi. 
Mon but premier était de sortir de la grande Montréal. Je me disais que je m’arrêterais à la Porte du Nord, sortie 51...

Les inquiétants craquements se firent silencieux sur l’autoroute. À l’arrêt prévu, mon Compagnon de voyage vérifia du mieux qu’il put, ce que pouvait être la cause. On décida d’un commun accord, de poursuivre notre route sur la « pointe des roues ». Je ferais vérifier le tout une fois rentrée au bercail.

-     Le lendemain -

Je tente d’avoir l’avis de deux de mes amis « Hommes » avant de faire le grand saut au garage. Malheureusement, ni l’un ni l’autre n’était présent. En désespoir de cause, je me dirigeai au Centre auto du Canadian Tire du coin…
Quinze minutes plus tard, Petit Escape se faisait soulever dans les airs. Le diagnostic tomba net et dru : bris du « coil-spring-avant-droit ».

« Autant changer les deux. Tant qu’à y être… » me dit le mécano.
Moi d’ajouter : 
« Changez donc les amortisseurs arrières qui coulent depuis un an. Tant qu’à y être …» 

-     Un peu plus tard –

« M’Dame, les plaquettes de freins avant sont très usées… » m’annonce le mécano. 
« Ah bon? Ben… Tant qu’à y être… »

Une fois retournée chez-moi, un éclair de génie traverse mon cerveau…

« Ah oui pis aussi… Si je vous apporte mes pneus d’été vous pourriez les installer?... Tant qu'à y être... »
« Pas de trouble » (Une chance que tu étais là Jeune Frérot! Merci pour ton aide)

-     Quelques heures plus tard, mon habituellement toujours silencieux cell se fait entendre… -

« Vos pneus sont très mal usés Madame… Roulez-vous sur l’asphalte ou sur la gravelle?» (j’avais le goût de lui répondre que je roulais sur les routes. C’était quoi le problème???…)

« Ah oui?... Ben quoi?... Des pneus neufs?... En spécial?... Qui ressemble à ceux que j’avais? Ouin, ben okay… » (avais-je le choix vraiment? Je me voyais mal aller chercher à pied l’un des pneus pour me faire confirmer par un de mes chums de gars (ou mon Frérot) qu’ils étaient réellement finis)

J’ai récupéré Petit Escape hier. Après cinq jours d’absence.

Je peux-tu vous dire à quel point j’haïs  ça moi, Femme, me présenter dans un garage???... »
« Mon plus Fidèle Compagnon de voyage, $2001 plus tard...», Amos, avril 2016

Commentaires

Zoreilles a dit…
Ça coûte tellement cher, les « tant qu'à y être » mais bon, 2000 $ plus tard, t'as des pneus neufs, des freins neufs, tu viens de prolonger la durabilité de ta voiture pour un joli bout de temps. Avec le beau temps qui s'amène, tu pourras « revaucher » la dépense.

Le factotum a dit…
Très rigolo, la madame, lalala lalère.
... Zoreilles... et puis je me sentirai plus en sécurité sur la route de la Côte Nord!
Ne riez point M. Le Factotum... ça peut arriver à n'importe QUI ces choses là!!!...

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