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Voyages, voyages



Déjà deux semaines que j’ai quitté Kuujjuaq. Tout d’abord pour un week-end retrouvailles avec la gang du treck fait en 2011 sur la Grande Muraille de Chine pour ramasser des fonds pour Diabète Québec. Sur le site de l’Auberge du Mont-Albert, nous nous sommes campés, le temps d’escalader le Mont Olivine et de zieuter le magnifique Lac aux Américains. On se serait crus bien loin, dans un autre ailleurs, mais c’est la Gaspésie, dans son humble splendeur, qui s’est offerte à nous. 

Moments magiques… 
 
Puis l’autobus Orléans m’a déposée en plein Montréal, le temps d’un chassé-croisé avec ma Douceur ma Belle, qui pleine de détermination, avait décidé d’aller vagabonder la France, l’Espagne et peut-être même bien, le Portugal. Ingénieuse insouciance de la jeune vingtaine… « Je t’envie ma Puce… »

Le troisième matin de mon retour de la Gaspésie, ce fut mon tour de récupérer Petit Escape chez ma Bonne Fée à St-Sau pour me sauver vers l’Abitibi, où m’attendait, impatiemment, Gros Vieux Méo. Nous nous sommes installés en un rien de temps, dans le petit appart de ma Douceur ma Belle et nous avons adopté le rythme de la vie citadine comme s’il avait toujours battu au fin fond de nous. Comme si nous avions toujours su

« … Ainsi tôt le matin, nous remontons tranquillement, au pas de la vieillesse, le nord de la rue Principale. Nous fourchons vers la rivière et nous allons rêvasser sur le bord du rapide, là où naguère, prenait place le moulin à farine. Mais de tout cela, ne reste plus qu’un bout de bloc de ciment…

Je profite de l’heure du dîner pour visiter Papa Fitzsou, toujours aussi heureux et insouciant (lui aussi), dans sa petite vie de « retraité-dans-l’oubli ». Il affiche son sourire de reconnaissance de voir ainsi rompue, cette solitude qu’il ignore…

La journée ne serait pas complète sans une autre marche pour espérer faire perdre un peu de poids à Gros Vieux Méo. Chaque fois nous changeons de direction, explorant ici une ruelle et là, l’ancien sentier de Premier Amour… 

… Pas à pas, jour après jour, Méo et Moi, nous réapproprions des  bouts de notre vie passée…»

"Gros Vieux Méo", Amos, octobre 2014

Commentaires

Zoreilles a dit…
Douces nostalgies et heureuses retrouvailles... Quand le passé se conjugue au présent pour ouvrir nos horizons sur l'avenir!
Le factotum a dit…
Bienvenue notre beau coin de pays.
Zoreilles, tu peux comprendre comment je me sens à la veille d'être définitivement "nouvelle retraitée"...
J'aime bien tes mots...
Bon jeudi! ;-)
M.Le Factotum... je pourrais même ajouter "dans votre quartier"...
Hey que le monde est petit!!!...
;-)

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...