Passer au contenu principal

Pas d'heure, juste du temps



Je voulais préparer mes bagages en soirée, pour profiter de mon premier matin de vacances d’été. Je m’affairais à tout sortir en ordre croissant d’activités à venir : le camp pour enfants diabétiques de l’Est du Québec (CEDEQ) nécessiterait vêtements top confort d’allure bucolique; mon escapade sur le bord du Fleuve pourrait exiger un peu plus de style et finalement, le déménagement hériterait lui aussi de vêtements amples pour laisser toute la place à la peine qui ne manquerait sûrement pas de survenir à un moment ou à un autre…

Je regardais, déjà fatiguée, les différentes piles de vêtements qui s’entassaient et sur le lit, et sur le dessus de la commode. Les sacs à dos gisaient quant à eux sur le dos, en plein milieu de la chambre. Je tentai tant bien que mal de me faire un sac « camp », un sac « Fleuve » et transformai en sac à main, le sac à bandoulière que je glisse chaque matin sur mon épaule. Je serais prête pour treize heures, moment où on viendrait me chercher pour m’apporter à l’aéroport. 

Essayant de réfléchir à tout ce qui pourrait m’être utile « par en bas » pendant trois semaines, je me dis qu’une montre ne pourrait pas nuire. Je fouillai donc dans ma « boîte à bijoux » pour y extirper l’un de ces engins que je ne porte plus depuis que je demeure au Nord. J’en trouvai… 8!!! Et comme de raison, plus aucune ne fonctionnait, les piles devant avoir rendu l’âme depuis longtemps. J’en saisis deux dans le lot, me rappelant que ces dernières avaient un remontoir… Je tournai la « bobinette » et les laissai reposer pour la nuit sur la table de chevet, histoire de voir si elles tiendraient le coup et l’heure…

C’est là que j’ai réalisé qu’ici j’avais du temps mais pas d’heure, pareil comme aux Îles… Comme je ne m’en porte pas plus mal, me suis dit que je devrais survivre trois semaines au Sud sans…

Photo : « C’est l’heure », Kuujjuaq, juin 2012

(Je quitte trois semaines, sans portable. Je reviens le 23 juillet, à moins que d’ici là je ne mette la main sur des ordi errants pour vous faire des coucous… Comme d’habitude, je vous raconterai mes escapades… Bonnes vacances... de Moi!!!)


Commentaires

matin d'automne a dit…
Bonnes vacances... Prends soin de toi...
Jeannot a dit…
Salut Fitzsou...

Alors tu reviens au sud ... Mais tu auras toujours le soleil pour te donner l'heure... Et puis tu peux également demander...

Passe du beau et bon temps...

Ciao... L'Ange au doigt de fée...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...