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Décompte...

Avant-hier, alors que je fainéantais devant mon portable, l’idée farfelue de retrouver le premier billet composé le 8 novembre dernier, s’insinua en moi...

Défila les jours sous mes yeux...

Je voulais retracer ceux où je n’avais pu écrire. Ainsi les 13, 14 et 15 novembre se virent priver d’apparaître sur le blog, quoiqu’ils aient représenté de très bons moments pour moi: le Congrès Professionnel de Diabète Québec, à Québec, avec des amies extraordinaires... Dix-huit heures de route de jasette « non-stop »... Au retour, un souper "pluvieux" à St-Sauveur...

J’ignorais alors que les billets pouvaient « être », avant même que le temps n’existe...

Un peu plus loin, je réalisai que les 8 et 10 juillet avaient sauté leur tour également. Séjour au CEDEQ, lac Trois-Saumons... Panne d’internet...

Je me souviens encore de mon désarroi et de ma déception d’être ainsi soumise à l’un de ces évènements incontrôlables du quotidien...

Ma rapide incursion au pays du passé me catapulta dans celui du futur: plus que 25 billets à pondre...

Et un an sera déjà...

Venu le temps de rouler le boyau d’essence à bateaux... Tâche inscrite d’ailleurs, dans mon cahier de « choses à faire - penser à apporter » qui se prélasse en permanence sur la table de la cuisine...

Mon Énigmatique Frérot doit venir chercher les hydravions qui ne voleront plus... Et rapprocher ceux qui resteront, afin de ménager les amarres face à l'aquilon, qui immanquablement soufflera dans les prochaines semaines...

Et mon quai, une fois de plus, se repliera sur lui-même pour les longs mois d’hiver...

Il ira dormir dans sa baie, et moi, dans la mienne...

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...