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La fin approche...

... Je ferme les yeux pour essayer de me concentrer, laisser naître l’inspiration, voir les mots prendre vie dans ma tête afin que je puisse les attraper en vol et les coucher sur l’écran...

... Le temps est maussade. C’est moi la nouvelle pompiste de la Base... Moi qui ai pris la relève de ma Petite Fleur... Jusqu’à ce que l’automne interdise aux bateaux de voguer sur les eaux brunes de l’Harricana... Jusqu’à ce que le froid de novembre oblige mes Bébés à hiverner...

J’ai jaugé mes réservoirs à essence avec une règle aux chiffres à demi effacés... Ça sent déjà la fin... La fin de l’été, la fin de mon défi d’écriture...

... Trois mois encore...

Je n’ose pas compter toutes les heures passées en tête à tête avec mon portable... En fait, il m’a été le plus fidèle, le plus présent... À lui j’ai tout raconté: mes bons comme mes mauvais moments, mes joies comme mes peines, mes espoirs comme mes désespoirs...

Et vous les avez par ricochet, entendus... Plutôt lus...

Dehors, c’est déjà entre chien et loup... Un temps pour faire la sieste... Ou la fête... Mais je n’ai le coeur ni pour l’un ni pour l’autre...

... J’aurais dû en profiter pour travailler mon plafond (intouché depuis le passage, il y a deux semaines bientôt, de ma Meilleure Amie et de mon Bon Cousin...): je ne l’ai pas fait...

... pas encore...

Je sais que le courage me reviendra un bon samedi matin, un genre de coup de fouet qui me fera attaquer l’importun comme pas un...

... pour l’instant, je songe à ce vieillard qui ne s’en est pas sorti indemne...

... il ne s’en est pas sorti du tout...

Commentaires

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...