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Bla, bla, bla...


« Le courage, le vrai, ce n’est pas d’attendre avec calme l’événement; c’est de courir au devant, pour le connaître le plus tôt possible, et l’accepter.»
Roger Martin Du Gard

La semaine avait été plutôt chargée, pas difficile, juste chargée… Plusieurs dossiers, plusieurs programmes, à mener de front.

La rentrée oblige...

Je voulais aller prendre une bière au Lounge, à l’Auberge Kuujjuaq Inn. Après avoir tenté, sans succès, de me trouver quelqu’un pour m’accompagner, je décidai d'y faire un vol en solo.

Je savais que de toute façon j’y rencontrerais des visages connus. Ce qui immanquablement, arriva. Je m’assis à la seule place disponible à une table de six.

C’était correct. Je lampais ma bière par petites gorgées jusqu’à ce que je prenne conscience du bruit, de la musique, me ramenant des années en arrière…

Soudainement, je sus que ce n’était pas là ma place, pas ce soir...

Simplement…

Lorsque mes collègues se levèrent pour aller manger, je déclinai l’invitation. Je ressentais l’impérieux besoin de me retrouver seule avec moi-même.

Simplement…

« Can you take me home? For a little while. Can you bring a smile?... Can you take me home? I wasn’t that prepare... To tell the truth, I’m scared of myself...”
Ian Kelly

photo: Notion d'infini... la queue d'une Amie en plus!...


Commentaires

Zoreilles a dit…
Un état d'âme sans doute... Ou bien la solitude chérie, quand on réussit à l'apprivoiser...

Ta photo... Tu sais, quand on dit : « La rivière, le lac, la mer, était calme comme un miroir »??? Ça ne peut pas être plus vrai que sur cette photo.
Sally Fée a dit…
Ta Psycho-Fée-rapeute pourrait croire qu'il y a peut-être une histoire sur laquelle tu n'as pas encore vraiment écrit le mot "FIN"...

Ce qui expliquerait ceci et prouverait cela.

Bon début de semaine mon Ange!

xxx
Zoreilles: un état d'âme... sans aucun doute...
Ma Bonne Fée: j'ai tellement de difficultés à écrire le mot "fin", si tu savais... xoxo

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...