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Deux de quatre...



… une pièce de $2.00 gisait dans le « hall » du « 290 »… J’étais à sortir de peine et de misère, mes valises pour ne pas faire attendre collègue R qui devait venir me chercher pour me conduire à l’aéroport

Nous étions le 24 janvier…

Je l’ai empoché, me disant que si un sou noir portait chance, je multipliais ma chance par deux cents….

Pas rien!

« Il » a voyagé jusqu’à Montréal, calé bien au chaud, dans le fond de ma poche… "Il"a gelé avec moi, sur l’entre-deux des arrivées, à attendre la navette qui devait « repasser dans une demi-heure » et qui n’est jamais venue sauf après mon appel à l’aide…

« Il » a terminé son vol dans la main du sympathique conducteur qui porta bien obligeamment mes valises jusqu’à l’hôtel. Je l’ai regardé droit dans les yeux en lui baragouinant que c’était un porte-bonheur parce qu’ « il » venait de très loin… Son sourire s’est fait plein d’espoir…

Je crois que j’ai fait sa journée…

… Lundi, ma vie a croisé celle d’Halifax une petite heure… mais je ne l’ai pas aperçu, même de loin… Ce fut dans cette petite heure que je fis la connaissance de Sir J. d’Inuvik et de Lady L. d’Ottawa, avec qui le destin avait prévu me faire passer bien agréablement la semaine…

Après quelques heures passées à Goose Bay, c’est en compagnie de Lady A. de Montréal, Sir H de Nain, Lady A. et Lady S. d’Hopedale que se déroula notre « meeting »… Entre échanges sérieux, visites, repas copieux et relaxations au bar de l’endroit, la semaine s’est écoulée prolifiquement, et rapidement. Nous avons même partagé la table du Juge J. à quelques occasions!

… Vendredi matin : le ciel est fâché, un blizzard s’annonce… Nous aurons la chance de prendre notre envol en avant-midi… Malgré le fait que j’aie été pratiquement « élevée » dans les avions, je n’ai pas aimé… Je craignais l’accumulation de glace sur les ailes et la diminution de la portance… Mais les « ti-gars » savaient ce qu’ils faisaient… et ils nous ont menés à bon
« aéroport »…

Le reste du voyage fut de la petite bière : plus on se rapprochait de la métropole, plus l’avion
« grossissait »… Du Twin Otter de Provincial Air Lines au Airbus d’Air Jazz, en passant par le Regional Jet, au pays d’Air Jazz, j’imaginais mon Grand Frère aux commandes d’appareils similaires…

Et tout à coup je me suis sentie fière et privilégiée d’avoir grandi dans le monde de l’aviation

N.B. J'ai téléchargé plusieurs photos sur Facebook...

Commentaires

Sally Fée a dit…
Tu ne t'es jamais autant envoyée en l'air, mon Ange!

Bon séjour et/ou bon retour, je sais plus trop... j'en perds le Nord et mon latin!

;O)
Bruno a dit…
Heureux de voir que ton voyage vers le nord s'est bien déroulé.Je suis passé quelques fois aux environs de ton camp,et rien n'a bougé,je veux dire aucune trace dans la neige.Bonne chance dans ton travail au pays des neiges:Je te donne d'autres nouvelles a mon prochain voyage au petit nord.
Bruno
Ma Bonne Fée: Malgré tout, je préfère encore "m'envoyer en l'air" dans de plus petits appareils, du genre celui où l'on peut voir immédiatement sur le front du pilote (!) s'il y a quelque chose qui cloche ou non...

Et bonjour à vous M. Bruno! Quelle belle surprise pour moi ce matin! Merci de vous préoccuper ainsi de mon camp. Je l'apprécie beaucoup. Bon dimanche!

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