« Là-haut sur la montagne, y’avait un p’tit… » Non je m’arrête. C’est une comptine de mon enfance aux mots, si je ne m’abuse, maintenant prohibés. Les années passent, notre vocabulaire se fait de plus en plus pointilleux, les commentaires de plus en plus acerbes. Respect, où allons-nous? Le chemin métaphorique sur lequel je me suis engagée il y a quelques années, a présenté son lot d’embûches et de nids-de-poule. J’ai souvent trébuché parce que je ne marchais pas la tête assez haute. J’anticipais les difficultés sans profiter de tout ce qui m’entourait. Puis il y eut des centaines de jours qui se sont présentés les uns à la suite des autres, tous porteurs d’espoir afin de faire déguerpir les nébulosités qui s’inséraient subrepticement parfois dans mon quotidien. Il y eut des centaines de connaissances qui m’apprirent où poser mes pas avec assurance. Des dizaines d’amis qui m’ont auréolée de leur sagesse. Une famille aussi solide que le roc...
« Partir c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout, comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent. » P. Fillit