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Messages

Le belvédère

«  Là-haut sur la montagne, y’avait un p’tit…  » Non je m’arrête. C’est une comptine de mon enfance aux mots, si je ne m’abuse, maintenant prohibés. Les années passent, notre vocabulaire se fait de plus en plus pointilleux, les commentaires de plus en plus acerbes.   Respect, où allons-nous?   Le chemin métaphorique sur lequel je me suis engagée il y a quelques années, a présenté son lot d’embûches et de nids-de-poule. J’ai souvent trébuché parce que je ne marchais pas la tête assez haute. J’anticipais les difficultés sans profiter de tout ce qui m’entourait. Puis il y eut des centaines de jours qui se sont présentés les uns à la suite des autres, tous porteurs d’espoir afin de faire déguerpir les nébulosités qui s’inséraient subrepticement parfois dans mon quotidien. Il y eut des centaines de connaissances qui m’apprirent où poser mes pas avec assurance. Des dizaines d’amis qui m’ont auréolée de leur sagesse. Une famille aussi solide que le roc...

Un Bambi dans mon latte

J’aurais pu vous servir en guise de billet quotidien, un magnifique cliché tout d’orange en-mercredi-manché ...    J’aurais pu déblatérer sur ces immenses champs dégarnis, dont j’avais foulé la terre épuisée d’avoir nourri sans répit, ces quelques quarante espèces de courges arrivées à maturité…  J’aurais pu vous jaser ce cœur de village, surplombé de son clocher trônant haut et fier sur la montagne, indiquant d’une flèche, le repaire d’un pseudo Ange …  J’aurais pu… Mais voilà qu’à peine les yeux ouverts, je posais mon regard sur ce qui se passait dans la mousse de lait. Curieux ce que j’y vis. Un rappel de rêve. Un chevreuil s’éclipsant du couvert des arbres pour sauter à sabots joints sur mon chemin.  Je répète : rappel de rêve… L’imagination peut être fertile ou infertile. Ici, au pays de la pomme, j’ai la curieuse impression d’avoir été fongicidée au printemps et fertilisée l’été durant.  Après bientôt six mois...

Quand l’Italie rencontre l’Abitibi

Un vendredi en « i ». Une séance de mise en forme pour 50 ans et plus. Ben oui! «  Chu rendue là  .» comme le dit si bien Lise Dion! Le sentier de la bottine s’ouvrait devant moi, court et asphalté, menant à la fameuse porte des tortures.   Je blague… Ils étaient cinq attablés. La table carrée était habillée d’une nappe colorée. Leur accent attira mon attention. Je les saluai en m’informant s’ils étaient d’origine espagnole. Déformation d’apprentie… L’Homme le plus âgé m’offrit un verre de vino après à peine quelques mots échangés. Quant à la Dame la plus âgée, elle poussa en ma direction, une tarte qu’elle m’offrait de goûter. Tout ceci me fit sourire. Pendant que l’enfant courait entre les jeux extérieurs et les bouchées de tarte, je pris plaisir à échanger avec cette famille italienne de trois générations, buvant du vin en catimini dans un parc du village. Spontanéité propulsée par l’euphorique Temps des pommes. J’appris qu’ils vi...