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Messages

La Vie en rose

Par ce chaud après-midi, je m’étais réfugiée à l’endroit où je pourrais facilement baigner dans l’air frais : Petit Escape!   J’avais pris la route, direction la banlieue campagnarde où vivait depuis peu, une Bonne Fée. Par un curieux hasard, j’arrivai chez-elle alors qu’elle, était « en ville ». Je m’installai pour l’attendre. Très rapidement j’eus des fourmis dans les jambes. Je quittai le banc de bois pour me diriger vers l’étroit sentier que j’apercevais à quelques mètres. Curieuse, je l’empruntai. Fut-ce par manque d’inspiration, que je me laissai fouetter les mollets par les hautes herbes, espérant trouver un je-ne-sais-quoi à mettre sous ma plume?… Je l’ignore. Toujours est-il… J’avançai lentement, mariant mes pas aux chants des oiseaux camouflés ici et là. À distance, j’observais la sinuosité de la piste se perdre à flanc de colline pour rejoindre l’orée des bois. Je percevais la touffeur sur mes bras nus alors que j’humais le goût sucré...

Tant qu’à y être!

J’avais un dû. Un troc non remboursé. Et comme je n’aime pas avoir de dettes…   Nous nous étions préalablement entendus : effectuer diverses tâches au SylÉmi en échange d’un dîner. Je me considérais avantagée par rapport à l’Ami Desro. Mais comme il en avait lui-même établi les modalités… Un deal c’t’un deal!  Je n’avais pas eu voix au chapitre pour décider du où-ce-serait . Le sort ( l’Ami?... ) voulut que ce soit à Temiscaming Shores , regroupement de petites municipalités ontariennes, dont faisait partie New Liskeard, située tout près de la frontière du Québec.    Pour s’y rendre, il fallait compter presque trois heures pour rouler les quelques 230km, le but étant qu’on y soit aux alentours de midi.  Ben oui : une virée ontarienne! Je n’avais rien contre ce fait, surtout que je n’avais qu’à occuper le siège du passager et entretenir de placotes l’Ami-conducteur. Facile … Malgré un Temps nuageux, voir même pluvieux, la r...

Week-end constructif

J’y étais arrivée un peu tardivement. Enfin… pas aussi tôt qu’à mon habitude. À ce camp perdu en pleine talle de trembles dans le P’tit Nord. Il avait fallu que je prenne le Temps de ramasser tout ce dont j’aurais besoin, cela après avoir été échanger en avant-midi, quelques balles avec le patient Ami Mam.   À mon arrivée au SylÉmi, force me fut de constater que tout était resté en ordre et qu’aucune souris ne s’était invitée durant mon absence. Un bon départ. Une bonne chose. Je fis la routine d’ouverture : relever les lamelles de bambou garantissant l’intimité intérieure contre d’éventuels ours fouineurs; ouvrir le propane, sortir les coussins, installer le hamac.  Le propane … Des odeurs se propagèrent à l’extérieur. J’eus beau vérifier en pulvérisant de l’eau savonneuse sur tous les raccords, je n’arrivai pas à déceler d’où provenait la fuite. Me suis dit que peut-être mon odorat me trompait… J’avais apporté le livre de Claire Bergeron, «...