« … Nous étions assis sur la large galerie baignée par le soleil du midi. C’était la pause-repas. Nous placotions de tout et de rien. Du travail qu’il restait à effectuer dans le SylÉmi, puisque nous y étions et que ça en était la raison. Soudain, entre deux mots, il me sembla entendre au loin, un genre de piaillement. Plutôt un cancanement, puisque j’étais convaincue que c’était un canard qui s’ébrouait dans le ruisseau qui coulait juste un peu plus bas. Les jases se poursuivirent. L’étrange mélopée également. Mystère… Quand tout à coup… Mon regard se porta tout bonnement sur le bout de la marche en rondins. Et là je la vis. Fière pette de brunette, d’où s’échappaient ces petits cris difficilement indentifiables. Pour moi, la néophyte … Je regrettai avoir laissé mon cellulaire à l’intérieur. J’essayai quelques ruses, glissade sur banc, contour du camp côté cour pour en revenir côté jardin, mine de rien. Mais la Belle s’était déjà poussée...
« Partir c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout, comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent. » P. Fillit