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Messages

... et Mardi ne perdis rien...

Quelle belle journée! Enfin j’ai pu me rassasier de toute la beauté et la « zenitude » du camp Trois-Saumons! Premièrement ce matin, j’ai renoué avec ma rituelle marche quotidienne. J’ai retrouvé mon trajet de quatre kilomètres, sur la petite route sinueuse qui serpente la montagne. Parsemée d’érables et de centaines de mètres de tuyauterie bleutée devant servir au transport de l’eau sucrée ( drôle de coïncidence si près d’un camp pour enfants diabétiques !...), la forêt s’est offerte à moi comme jujube à savourer lentement et longuement... ... Et si Lundi semble s’être évanoui sans faire de bruit, il fut en fait bien présent et exténuant... Mais il appartient déjà au passé, et peu importe alors le nombre d’enfants ayant eu à traiter hyper ou hypoglycémies, remplacer cathéters perdus ou arrachés, aujourd’hui et les jours à venir, je pourrai profiter du fleuve et de ses petits villages qui le bordent... C’est donc immédiatement après le dîner, que Jass, une autre consoeur infirmière que...

Quatrième jour... dimanche, le 28...

... un mot: fatiguée!... ... et un dimanche pas comme les autres! Enfin, pas comme j’ai l’habitude de les vivre, au rythme des vagues du bout de mon quai... ( dont je m’ennuie un brin, j’avoue ...) Les enfants ne sont pas tous là encore: soixante douze au total, dont onze filles et dix garçons en ce qui concerne mes groupes. Nous les avons accueillis un à un cet après-midi avec leurs parents. Je fais équipe avec une « médecin-résidente » fort sympathique. Heureusement! Notre but: aider les jeunes au mieux de notre connaissance, à gérer leur diabète et surtout, à faire en sorte qu’ils aient du plaisir, beaucoup de plaisir au camp. J’ai retrouvé avec grand bonheur plusieurs campeuses, dont je m’occupe maintenant depuis quatre ans. C’est comme revoir des membres de sa famille pour les vacances d’été... C’est un drôle, mais plaisant feeling... Je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller marcher. Je crois que ça contribue à ma fatigue, moi qui suis habituée de bouger plus d’une heure chaque jo...

Troisième jour... samedi, le 27...

... et les vacances sont déjà finies depuis 10:30 heures ce matin!... Je ne suis pas vraiment surprise, c’est la réalité du camp! Comme par les années passées, ce premier samedi a consisté à faire l’inventaire du matériel qui servira pour les glycémies ( analyses du taux de sucre sanguin ...) et les injections d’insuline, pour les deux prochaines semaines... pour les 86 enfants qui participeront au camp cet été!... La fin de l’après-midi et la soirée ont été occupées par de la formation sur le fonctionnement du camp, les pompes à insuline, et le rituel briefing avec l’équipe de vingt moniteurs attitrés aux jeunes diabétiques. L’équipe médicale est complète. Nous serons 5 infirmières, 5 médecins résidents, 4 nutritionnistes, un directeur médical et le directeur adjoint du CEDEQ à cohabiter et à partager, salon, cuisine et salle de bain pour les jours à venir... ... c’est la partie que je trouve un peu difficile, pour moi, la solitaire habituée aux grands espaces... Notre journée s’est t...

Deuxième jour...

Il pleut ce matin... Du salon, où je me suis installée pour écrire, j’ai une vue de grisaille sur le lac Trois-Saumons... La place, entourée d’érables, me procure un doux et inspirant refuge... À l’extérieur , les feuilles caressent la surface vitrifiée... Sombre invite à la réflexion... « Le grand salon »: c’est comme ça qu’on l’appelle... Grande pièce au plafond cathédrale, richement éclairé par la lumière naturelle provenant des immenses et nombreuses fenêtres qui en constituent trois des quatre murs... L’intérieur se compose de meubles anciens... Un peu amochés par le temps... Une odeur de vieux souvenirs plane dans l’air... Comme une âme trop longtemps refermée sur elle-même... Un immense foyer en pierres des champs, trônent fièrement, patriarche de temps anciens... Les minutes que je me suis permise pour écrire ces lignes, s’écoulent rapidement... Je sens le temps qui me presse de trouver mots et palabres pour vous exprimer un peu de ce quotidien qui sera le mien pour les deux pr...

Première journée de mon escapade...

Parties hier en fin pm, nous avons, ma Consoeur Jass, roulé bon train sur une route ensoleillée et libre de trafic... jusqu’à... ... ce que je sente imperceptiblement, tout d’abord, et avec de plus en plus d’insistance, que mon véhicule semblait magnétiquement attiré vers les parois rocheuses bordant la chaussée... C’est donc en interrompant ma Consoeur Jass, en plein milieu de sa phrase, que je lui dis: « Jass, il y a quelque chose qui ne va pas... je vais m’arrêter... » Je dois vous dire que peu de temps auparavant, lors d’un dépassement ( eh oui! incroyable n’est-ce pas, que j’en sois rendue à trouver que les gens ne roulent pas assez vite à mon goût... comme quoi dans la vie, il ne faut jamais désespérer de voir les gens changer leurs habitudes, n’est-ce pas ??...), le moteur de mon petit Santa Fe, avait présenté un emballement peu ordinaire, avec soubresauts et efforts... Ce qui m’avait fait craindre, que mes problèmes au démarrage des derniers jours, ne se transforment déjà en en...

Et c'est un départ...

... après une nuit orageuse ou ( je sais, il manque l'accent... c'est que j'écris directement sur mon blog et l'accent grave reste introuvable... désolée ...) des tonnes d'eau se sont déversées sur et ... dans ma maison , encore une sainte fois (!!!), je suis fin prête pour le grand départ... ( en passant si quelqu'un parmi vous connaissez mon "amant-menuisier", vous pourriez lui faire le message ??... que le toit a encore fuit, pas que je m'en vais ...) Effectivement, c'est cet après-midi que je quitterai en direction du Lac Trois-Saumons pour aller travailler dans un camp pour enfants diabétiques. Je vous écris rapidement ces lignes ce matin car je ne sais quand je pourrai le faire à nouveau... Je serai absente trois semaines... si je trouve le moyen de brancher mon portable de temps à autre, je vous partagerai mon carnet de bord de camp... Vous verrez, c'est vraiment une aventure palpitante... J'espère que je saurai vous le transmett...

Terre battue...

... Lorsque j’étais jeune, à la fin des classes, je me souviens que ma mère nous attendait, l'auto pleine à ras bord, de tout ce que nous devions avoir besoin pour les vacances d’été à notre maison de campagne, y compris la planche à repasser qui séparerait les gars des filles pour le court trajet... À l’époque, mon père possédait une école de pilotage, louait des hydravions pour la surveillance des feux de forêt, transportait les gens vers leur camp de pêche ou de chasse, réparait les avions et en faisait la maintenance... Nous avons grandi dans un incessant va-et-vient de voitures et d’ avions ... Sur le site, mon père avait défriché à l’aide de mon grand-père et d‘autres hommes, une longue lisière servant de piste d’atterrissage. C’était une surface gazonnée sur fond d’argile, qui se transformait, lorsqu’il pleuvait des clous, en une vaste étendue de terre boueuse. Et si par mégarde un avion s’y posait, c’était pour y laisser d’indélébiles marques... ... pour les effacer, il ar...