Passer au contenu principal

Nunavimiut Expedition



« … Tôt matin, y’avait les fameuses corneilles-corbeaux qui vrillaient juste en avant de chez-moi. Je pris le temps, tout en sirotant mon latté, d’admirer, béate, leurs lentes ascensions, leurs descentes en piqué et leurs glissades sur l’aile. Ballet magique, dans un ciel sans ligne de poudre nuageuse… »
 
C’était hier. Planté au sommet de l’escarpement rocheux, l’arbre esseulé se laissait balancer par un vent du Nord. Le printemps se pointait à la seule et unique manière du Nunavik : clair, beau et frais. Quand Collègue D actionna la sonnette d’entrée, je sursautai. Je réagis à retardement à ce bruit inhabituel. Quelques secondes plus tard je me précipitais pour accueillir mon visiteur. Il arrivait « on time » pour la marche, pratique de filmographie, qui nous aiderait, Collègue Das et moi, à réaliser le prochain DVD pour l’activité « Viens on va jouer à vivre ». Du moins, c’est ce que nous avions prévu à l’agenda de ce timide après-midi de printemps.

Sur recommandations, j’enfilai pantalon coupe-vent, tuque légère et gants. Je vous assure qu’arrivée tout en-haut de la colline, j’en fus la plus heureuse. Même si le thermomètre affichait un pointage nul (!), le facteur éolien lui, nous attendait pour nous siffler son dernier mot. La ballade fut tout de même revigorante et efficiente. De retour à la maison on jeta un œil sur les clichés rapportés, et le Camellia Sinensis « Zeste éclair » nous réchauffa… le temps de le dire!  On s’amusa de voir les gros plans de nos binettes et de nos pieds, qui sans gêne aucune, ne s'étaient pas fait prier pour jouer les vedettes. Que voulez-vous, nos prochains « jeunes modèles » sont des coureurs! Fallait bien s’adapter! 

Projet lancé : reste tout le travail à réaliser! 

Let’s go Das!

« Miniature du Lac de Côme », Kuujjuaq, mai 2014

Commentaires

Zoreilles a dit…
Tu as passé un beau dimanche!

Belle surprise pour moi de lire les mots « Camellia Sinensis » dans ton texte, c'est la maison de thé montréalaise que ma fille voulait absolument me faire découvrir lors de notre dernier court séjour dans la métropole.

Nos affinités ne s'arrêtent pas à l'Abitibi et aux Îles de la Madeleine!
Allo Zoreilles! Curieusement... le thé... je l'ai acheté dans une petite boutique sur la rue Perreault lors de mon passage à Rouyn-Noranda à Pâques... Tu le savais??
Bonne journée à toi! ;-)
Zoreilles a dit…
Sur la rue Perreault? Tu parles! Je crois connaître cette boutique, c'est à côté de la boulangerie-pâtisserie St-Honoré? Aux Saveurs folles, c'est ça, le nom!

Je vais pouvoir faire une belle surprise à ma fille et lui acheter l'un de ses thés préférés! L'autre jour, à la maison de thé Camellia Sinensis, une fois rendues à notre chambre d'hôtel, on avait regretté de ne pas en avoir rapporté.
Exactement Zoreilles, Aux Saveurs Folles. La Dame qui tient boutique est tout à fait charmante. C'est ma Bonne Amie G qui m'a fait connaître ce coffre aux trésors...

Messages les plus consultés de ce blogue

Une minute de silence svp!

« … C’est l’Ami Pat qui, ce matin, a porté ce fait à mon attention :  1 minute de silence, à 11h, ce 11 du 11 , jour du souvenir.    Je ne suis pas une fana ni ne me targue d’avoir une grande connaissance des guerres, que ce soit la 1 ère ou la 2 ième . Ce que je sais, c’est que Papa Fitzsou, travaillant à l’époque de la 2 ième à la mine Molybdenite , avait été épargné de se présenter au front. Le molybdène contribuant à renforcer l’acier, était apparemment, utilisé dans la fabrication des munitions.  Ce fut, involontairement , sa contribution volontaire … De lien en lien, j’en ai appris un peu sur la bataille de la Crête de Vimy , s’étant déroulée il y a cent ans de cela, et pour laquelle, des milliers de canadiens ont tristement donné leur Vie.  Bon… Une minute de silence . En souvenir de ces valeureux combattants, c’est bien peu, quoique… Pour moi, ce sera déjà un défi en soi! ( je blague voyons… comme si je ne pouvais ferm...

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...

Parfaite perfection

« … ( ou paradoxe dans la pensée de l’ange-aérien… )   Qu’est-ce qu’on en met de l’énergie pour camoufler les signes du Temps : colorations, crèmes miracles de tous genres, botox, chirurgies esthétiques. Comme si la peau devait à jamais, demeurer lisse et ferme. Comme si on ne pouvait que viser, la jeunesse éternelle et l’immortalité…  Non mais !!! … Les vêtements doivent être griffés. On doit posséder le plus récent cellulaire, la meilleure tablette, l’ordi le plus léger, la voiture de l’année. Les activités sportives sont répertoriées, analysées, comptabilisées.  Et le plaisir? Oublié ??? … Plus question d’imperfection. Il faut mordre dans la Vie avec des dents en rang d’oignons et blanches comme neige. L’apparence physique doit être sans fausse note. Notre Vie aussi. Et malheur si les rides viennent trahir nos années de bonheur… Aberration !...  Dommage … Parce que quand j’y pense… Grand-Mère Antoinette portait...