Le petit réveil gris argenté a émis son premier son à sept heures. À sept heures cinq, j'avais glissé les anneaux ( également d'argent ), à mes oreilles ainsi que mes deux bagues et passé la chaîne aux trois breloques au cou. En plus, j'avais eu le temps (!) d'enfiler sous-vêtements, deux chandails et un legging, vêtements confortables dont je ne risquais pas de regretter l'ampleur pendant les heures de vol à venir. Après quelques expresso, croûtes de pain et morceaux de fromage, nous soulevâmes courageusement les kilos logés dans nos sacs à dos respectifs. À défaut de pouvoir profiter d'une occasion pour franchir les "supposés" six cent mètres qui nous séparaient de la station de train, on se mit en tête de jouer à faire semblant qu'on s'en allait au camp des filles dans le P'tit Nord. Après tout, nous avions fait plus d'une fois des trajets aussi longs, aussi chargées! Le défi qui nous attendait ce matin était de prendre...
« Partir c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout, comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent. » P. Fillit