samedi 12 mai 2018

Histoire à dormir debout



Écrire c’est comme prendre une photo avec des mots. C’est enflammer l’imaginaire d’autrui, sans guide ni prescription, afin que chacun forge l’histoire à sa façon. C’est tenter d’immortaliser un moment, un présent devançant un futur inconnu.
La preuve…
 
J’aime les nuits. Les ai toujours aimées, même habillées d’insomnie. J’aime le calfeutrage des silences. Les bruissements de toutes sortes. L’obscurité absolue. Ou presque. Le tamisé. Ou presque. Les bruits assourdis. Ou

Le tic-tic-tic de la pompe à soluté emplit la pièce déjà plongée dans la pénombre. Du corridor, je perçois les rotations d'un ventilateur, va-et-vient incessants comme vagues d’océan…

Les têtes se font lourdes, appesanties de sommeil injuste, paupières closes sur Vie passée...

J'entends des pas, ceux traînant de Vies accrochées à Vies écorchées vives.
Car sans surprise, la Vie parfois, se dérègle…

Mais là… Là… Assise à côté du calme, je me demande si tempête il y aura. Si la Vie fera elle-même son grabuge Heures à venir... Avenir...

La lenteur se faufile dans la respiration qui expand ce corps émacié.
Une pensée s'échappe. M'échappe... (2018-04-26)



6 commentaires:

Le factotum a dit...

"Écrire c’est comme prendre une photo avec des mots".
J'aime bien cette phrase.
Pour moi qui aime la poésie, c'est laisser aux gens la liberté de l'imaginaire.

Anonyme a dit...

Merci M.Le Factotum. J'aime bien la poésie réinventée ...

Violonsyl a dit...

Tes mots créent l'atmosphère qu'il y avait, nous permet d'imaginer, et de ressentir ce qui se passe.

François Sobieraj a dit...

Votre texte est extraordinairement beau. Il donne au lecteur l'impression de veiller avec vous. C'est magique.

Sylvie Dénommé a dit...

Merci Violonsyl... c'était le but recherché... Papa m'inspirait au rythme de ses propres respirations...

Sylvie Dénommé a dit...

Merci tellement M. François! Venant de vous, ces mots prennent une toute autre dimension pour moi. Merci encore! xoxoxo

Lien entre insomnie et Leclerc

L’épisode ne date pas d’hier. Plutôt, d’avant-hier. La chaleur m’écrasait et me maintenait captive, collée aux draps froissés. Les voila...