mardi 9 février 2010

"J'ai accepté...

... la peur comme une partie de ma vie, particulièrement la peur du changement… J’ai continué la route malgré les battements sourds de mon cœur qui disaient: "Fais demi-tour"… »
Erica Jong (tiré du billet de Marie-Pier Charron, 9 février 2010)

Voilà ce que j’ai lu, lorsque j’ai ouvert la boîte de mes messages ce soir… Je vous ai déjà donné le lien de cette dame, qui nous entraîne dans ses réflexions quotidiennes.

Aujourd’hui ce qui m’a le plus frappé c’est sa dernière phrase :

« Continuez, foncez… faites-vous confiance. Allez là où vous vous sentez appelé. Un jour à la fois, ce n’est jamais lourd ni compliqué... »

Comment pouvais-je ne pas accrocher et risquer un vol plané dans le ciel de l’éternel questionnement en lisant ces lignes? En fait, j’ai lu exactement ce que mon Confrère R n’a cessé de me ressasser depuis mon arrivée ici :

« Dis-toi que tu es ici aujourd’hui, demain c’est un autre jour. » m’a-t-il répondu lorsque je lui disais que je venais ici « seulement » pour cinq ans…

Lorsqu’on n’applique pas ceci, c’est que l’on n’est tout simplement pas là... maintenant!...

Et si tout ça me saute aux yeux en ce jour, c’est que depuis quelque temps, je crois terminer ce que l’on appelle la « lune de miel »… et la réalité du quotidien, me serre un peu la gorge…

Et ce n’est pas seulement une question de « langue » qui m’étouffe…

… Curieusement ce matin, j'étais arrivée plus tôt encore au bureau, j’ai accompli le rituel du « café », j’ai roulé ma chaise (sur le tapis…), démarrer l’ordinateur et comme mon regard se posait sur la colline enneigée, derrière les bâtiments adjacents à celui où je travaille, j’ai fait un signe de la main…

… j’ai passé une merveilleuse journée! J’ai été efficace et efficiente, j’ai avancé mes travaux… et j’ai enfin oublié pour quelques heures, que je n’étais pas bilingue!...

Bienfaisant répit!

lundi 8 février 2010

Si jamais...

… par pur hasard, quelqu’un parmi vous possédait un peu de « poudre de langue anglaise », laquelle je pourrais simplement saupoudrer sur la mienne, ce qui me transformerait instantanément, en un coup de « langue », en une parfaite bilingual lady…

… s’il vous plaît, ne me laisser pas languir plus longtemps et faites moi parvenir le tout à :

P.O.box 1186,
Kuujjuaq, Qc
J0M 1C0…

… j’en ai vraiment un urgent besoin!...

Farce à part, j’ai reçu un charmante dame pour souper. Je l’ai connu à Hopedale il y a deux semaines, et il était prévu qu’elle fasse un atterrissage ici pour une réunion. Les « boulettes de porc et jambon » ont fait leur travail et la dame est repartie à 20:30 enchantée de son repas. Et...

… elle était anglophone!...

Oh, je me suis bien débrouillée malgré tout. Mais je crois vraiment que ce n’est pas une semaine d’immersion en langue anglaise qu’il m’aurait fallu avant de venir ici, mais bien… un mois!

Ainsi…

Si jamais…

… par pur hasard, quelqu’un parmi vous connaissait une personne maîtrisant la langue anglaise, lequel je pourrais simplement(…………), ce qui me transformerait instantanément, en un coup de « langue », en une parfaite bilingual lady…

… s’il vous plaît, ne me laisser pas languir plus longtemps et faites moi parvenir le tout à…

dimanche 7 février 2010

Je suis...

... une petite boule explosive d’émotions vives… Une simple étincelle m’allume et me transporte dans un autre monde…

… J’étais assise, bien tranquille devant mon portable (encore!), à rédiger un petit mot doux et pécuniaire à mon Grand et ma Douceur ma Belle, quand la sonnerie de mon téléphone retentit bord en bord de mon 2 1/2…

« Allo! » …

« Salut, c’est moi, L… »

Wow! Mon cœur a eu des ratés… Ma surprise fut totale, d’entendre ainsi la voix de mon Amie L, dont je disais justement à ma Bonne Amie G en fin de semaine, que je m’ennuyais d’elle…

Coïncidence?... Télépathie? Allez savoir…

Je n’ai pas regardé le temps passé, mais il m'a semblé que les aiguilles de l’horloge avaient fait beaucoup de chemin durant notre conversation… Nous en avions long à nous dire.

Avec elle, j’avais pensé marcher Compostel…
Avec elle, j’ai fait plusieurs « Relais pour la vie »…
Avec elle je partage le rêve de voir la Toscane un jour ou quelque autre paysage de ce coin du monde…

… Elle était là dans le plus gros de ma peine, elle a écouté mes jérémiades plus souvent qu’à son tour alors que nous étions consœurs de travail… Elle connait plusieurs de mes secrets… Elle m’a suivi jusqu’à mon P’tit Camp de Filles avec l’aisance d’une fille qui en a vu d’autres… Elle m’a parlé de ses voyages de ski, de ses rêves à elle…

Elle dégage l’énergie dont j’aimerais avoir un jour le sentiment de posséder. Rien n’est jamais compliqué, infaisable, irréalisable…

Je crois que je lui ai répété trois ou quatre fois combien son appel me faisait plaisir, me faisait du bien… Elle a sans le savoir, gonflées mes plumes et rechargées mes batteries…

Nous avons au moins un souper de prévu en avril, peut-être deux… J’en profiterai au maximum… Nous élaborerons probablement sur notre voyage à venir et sur nos souvenirs…

C’est ça la vie… et l’amitié!...

samedi 6 février 2010

J'ai dit non...


… à une randonnée en motoneige et à un coucher dans un camp… J’ai dit oui à de l’aide pour comprendre ma situation financière et à une marche d’une heure et demie, en compagnie de ma Jeune Amie Voisine Psy…

Voilà le plan de vol qu’a prise ma journée…

Nous sommes montées jusqu’à la côte du radar… comme dans la chanson… Et en sommes redescendues aussi vite, lorsque nos yeux de « filles » ont cru distinguer silhouette mouvante, au loin, là-haut sur la colline…

Armées de notre seul courage, nous n’avons pas pris de chance (on voyait passer des girls, fusils en bandoulière… sûrement pas de danger à cette hauteur, mais quand même, ça impressionne…).

De retour à la maison, je me disais que je devais répondre à tous ces proches qui avaient eu la gentillesse de m’écrire un mot, d’avoir une pensée pour moi, pour mon isolement voulu et choisi…

Ce que je fis…

Puis Shakina m’a tenu compagnie, en jappant après le moindre bruit… Je comprends qu’elle veut me protéger, pauvre petite… Quand elle s’est tannée, elle m’a montré la prochaine activité…

Devinez laquelle?...

… La soirée est maintenant bien avancée. J’ai cuisiné pour un Confrère Informaticien qui l’ignore encore, un fudge pas piqué des vers (heureusement!) mais auquel j’ai ajouté des canneberges séchées, santé oblige!

C’est ma Nouvelle Consoeur Nutri qui serait fière de moi!...

Et pour souper, j’ai enfourné une tourte jambon-épinards-chèvre… Hum! Délicieusement réussie!

Pourquoi suis-je toujours toute seule à déguster mes plats quand j’y parviens si bien? Mystère et boule de gomme! Peu m’importe, l’important c’est d’abord de me contenter moi-même, n’est-ce pas?...

J’aurai bien le temps de capturer l’estomac d’un bel adonis après ces coups de pratique!…

vendredi 5 février 2010

Deuxième rencontre...

… difficile de vous maintenir dans le suspense plus longtemps! J’aimerais bien connaître un truc qui ferait apparaître la photo, juste à la toute fin, quand j’aurais fini de raconter mon histoire…

J’ignore si la technologie se rend ou se rendra jusque là!...

Je vous en avais glissé un mot, il n’y a pas si longtemps. Je me suis engagée à garder pendant quelques jours… jusqu’à la fête de l’Amour (ben oui les gars, wake up! Ils vous restent huit jours pour vous trouver une idée originale, laquelle personne n’aura encore imaginé)!...

Je ne vous en avais pas dit plus…

La « petite chose » en question, est fraîchement atterrie hier sur l’heure du souper… Dans son sac il y avait: ses piqués, ses jouets et ses doudous, son toutou préféré, son plat de viande, celui de yogourt, ses petites gâteries et… son pyjama! Elle avait déjà pris son bain, et je n’avais à changer son piqué qu’une fois par jour.

C’était plus compliqué dans « mon temps » avec mon Grand et ma Douceur ma Belle...

Après que sa "mère" m’eut informé de ses habitudes alimentaires et autres, j’entrepris de laisser le temps à Shakina de visiter mon immense 2 ½… Je crois qu’elle a compris aussi rapidement que j’ai pu le faire à mon arrivée, que le « 290 » n’était pas le paradis, mais que ça pourrait faire l’affaire pour quelques temps…

Enfin, je crois bien que c’est ce qu’elle tenta de m’expliquer…

Je craignais une première nuit d’insomnie, ce fut en réalité très calme. La petite ne vint à moi que lorsqu’elle entendit l’alarme du réveille-matin… et se mit à « gratter » le matelas qu’au deuxième « snooze »…

Pas si mal, pour une première!

Elle a boulotté* son plat sans yogourt; m’a laissé quitter pour aller au travail sans un mot… Je crois bien que nous allons nous entendre à merveille, elle et moi!... Histoire à suivre…
*mangé

jeudi 4 février 2010

Des amis...

… aujourd’hui, je me suis fait deux nouveaux amis… Bon, j’exagère peut-être un peu. Disons que j’ai fait la connaissance de deux nouveaux êtres… Voilà qui est plus exact!

Contexte…

Tous les matins lorsque je vais travailler, je rencontre approximativement les mêmes personnes, aux mêmes heures, aux mêmes endroits… Ma vie étant bien sûr réglée avec la précision d’un métronome…

Ce matin fut particulièrement prolifique en « Good morning »… Encore plus que d’habitude! Certains plus timides que d’autres mais toujours accompagnés de sourires amicaux.

Je rencontrai mon « habitué » un peu après le pont, le visage à demi caché pour se protéger du froid qu’il affrontait droit devant… Moi, j’avais le vent... droit derrière!

Je pensai que ça débutait bien mes journées, ces salutations. Comme cela était lorsque je
« survolais » ma 1ère Avenue le matin…

Une longue mais prolifique journée passée en réunion, s’ensuivit. À la fin, n’ayant pas le choix de reporter ma visite à la caisse ni à la poste (où je devais découvrir deux envois de vœux de Temps des Fêtes : Tante A, tu diras à Tante J que j’ai reçu sa carte et que je l’en remercie, ça m’a fait « chaud » au coeur…), je profitai au moins, au maximum de la marche...

Un peu plus tard, ayant accepté l’irrésistible offre de ma Voisine d’en-bas, d’aller faire notre épicerie en « voiture » (un luxe ici!), et alors que j’attendais à la caisse, le jeune homme devant moi me fit soudain un gentil sourire… J’eus un doute, me méfiant cent milles à l’heure et de ma vision (sans mes lunettes) et de ma mémoire (j’ai de quoi douté de ce côté)… Puis je m’avançai et à mon tour, timidement de demander dans mon anglais baragouiné : « Is that you I meet each morning? » Et lui de répondre : « Yes ». (ici, je vous en prie, peut-être que c'était extrêmement mal formulé, mais c'est ce que j'ai dit, et le "jeune homme" a compris, alors...)

... Alors je fis une chose incroyable; je lui demandai son nom et lui donnai le mien en retour.
« Nice to meet you ». « Nice to meet you too »…

… Pour la deuxième rencontre?

Il vous faudra patienter jusqu’à demain pour savoir! ;-)

mercredi 3 février 2010

Il existe...

… quelque part en Floride, une Jeune Tante et son Beau Prince qui doivent profiter du soleil pendant que moi, je me les gèle sous les moins 46!...

J’ai bien dans le fond de mon garde-robe, un sac vert lime, déjà rempli de robes soleil, de costumes de bain, de crème solaire…

Réserver un billet pour le Sud, attraper d’une main le sac vert, serait si facile…

D’accord, de part et d’autre, c’est une question de choix… Mais je vous avoue que malgré le fait que j’écrivais, il y a quelques jours, que je préférais les voyages dans le Nord, j’aurais dû spécifier que je les prévoyais « l’été »…

En attendant…

… honnêtement, je me verrais très bien, étendue sur une chaise longue, à la plage, l’océan bleu à mes pieds, à me plaindre qu’il fait trop chaud…

Retour à la réalité…

Le froid me coupe les jambes cette semaine. Je parcours le trajet aller-retour à mon lieu de travail, sans plus. Hier, dans un effort suprême, je me suis rendue à la poste… Je devrais sortir ce soir, car il y a eu paraît-il, hier et avant-hier, de magnifiques aurores boréales qui ont zigzagué le ciel.

… mais j’ai les pieds gelés à être dans l’appartement… Difficile de me motiver à mettre le nez dehors!

J’ai bien jeté à quelques reprises, des regards vers la noirceur, mais la clarté de la ville m’empêche de voir…

Et je suis obnubilée par deux pensées : prendre un bon bain chaud et aller me coucher…

J’ai bien peur qu’une fois de plus, ce sera moi qui gagnerai sur moi…

Après tout, pourquoi ferais-je aujourd’hui ce que je peux remettre à demain?...

Il sera toujours temps de me secouer les plumes

... demain!