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Messages

Dedans ma tête il y a…

... Une année et demie que j’attendais le moment. Ce moment… Tout ce temps, je craignais en secret que quelque chose ne vienne qu’à éclater dans ma tête… Ou encore que j’en oublie le pourquoi-du-comment il se faisait que j’aie à passer « ça »… Pensant même que peut-être jamais je n’en verrais le résultat...   « Déshabillez-vous, gardez vos bas et votre petite culotte. Enfilez la jaquette bleue. Rangez vos choses dans la case. Gardez la clé. » (Pas chic-chic ça, bas et petite culotte!...) J’avançai un peu gêné, devant l’Homme qui, m’a-t-il dit, attendait sa Femme. Je craignais avoir oublié une ou deux des consignes du départ… Je cherchai du regard, l’Homme-en-bleu pour finir par trouver une Femme en blanc. Décidément… « Complétez le questionnaire sur la table. Non pas lui. L’autre. » (Ça va, ça va… Je vais le remplir ton questionnaire …) Un questionnaire-complété-plus-tard, tout le monde avait disparu. Nouveaux regards ...

Paradoxes

«  J’aime l’hiver mais je déteste avoir froid!  » Le pire c’est que cette affirmation est tout à fait vraie! Malgré tout, paradoxalement…   J’aime ressentir le froid sur mes joues, aspirer un bon coup de cet air revigorant,   le laisser pénétrer profondément dans mes poumons, le laisser envahir mes alvéoles...  J’aime voir la terre recouverte de son plaid blanc. Et du coup, j’aime observer le vol des oiseaux, comme s’ils étaient attachés entre ciel et terre, non figés, planant dans cet air glacial et gris…  J’aime sentir le froid mordre tranquillement mes pieds, tenter d’immobiliser mes orteils avant que je ne les réveille de mon pas de régiment… J’aime le lent engourdissement de mes doigts. Et celui de mon cerveau. L’hébétude du temps qui, immanquablement, survient. J’aime quand il semble s’arrêter, se suspendre dans l’air… J’aime sentir le vent fouetter mes couettes sortant, éparpillées sous le mince bonnet noir à l’effigie de «...

Mange, prie… trie!

En ce splendide dimanche ensoleillé, et après notre longue marche pour savourer le temps, j’ai fait un saut à l’entrepôt, histoire de poursuivre la tâche débutée il y a de cela plus de deux semaines déjà. Faut faire de la place!   À peine quelques heures plus tard, un autre bac était vidé. Dedans j’ai retrouvé : des plaques-souvenirs de ma vie professionnelle; le lexique algonquin pour mieux communiquer avec les gens de Pikogan; toute la collection des « Sylvie » reçue de Marraine P; mon sarrau de vaccination infantile; les photos de la maison de mes rêves « non achetée » à St-André-de-Kamouraska; le livre sur l’Abitibi; un livre sur la santé communautaire… J’ai tout conservé. En doutiez-vous? J’ai été incapable du moindre écart, devant ces livres dont certains présentaient une tranche à moitié rongée par le temps. Des photos du désir inassouvi jusqu’au vieux sarrau porteur de bons ( mais aussi parfois difficiles ) épisodes de vie, j’ai c...