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Messages

Un de moins... ou n'importe quoi...

Non… N’allez surtout pas croire cela… Ce que vous pensez… là… Ce n’est pas ça… Ce n’est que leurre… Leurre et peur, peur de l’heure… J’aurais pu trouver n’importe quoi d’autre que de parler d’un mois, mois qui emporte avec lui une partie de moi… Si j’avais été en panne, je me serais garée et j’aurais attendu d’avoir l’inspiration pour redémarrer… Je ne serais pas demeurée sous les cristaux, à blanchir contre la neige. Je me serais levée pour continuer… Et si l’un de moins l’avait été en plus, je ne serais pas là à déblatérer sur ce surplus… Je ne serais pas à glisser à n’en savoir que faire, dans un gant de velours, une main de fer… Je ne serais pas à réaliser, que les petites choses mènent souvent aux grandes, en bonnes doses… Je comprendrais que l’insouciance dérange, étrangle, et entraîne le rance… J’accepterais que de déjouer c’est jouer, que de tordre c’est un peu comme mordre… Ça fait mal, mais juste par en-dedans… photo : « Panne sèche », Kuujjuaq, janvier 2012

Damien Rice - Eskimo (Album O)

Essai

Si je fermais les yeux et que je laissais mes doigts pianoter sans censure, est-ce que je parviendrais à faire passer tout aux bouts, les notes de musique de Damien Rice, celles qui s’élèvent dans ma tête en un gigantesque concerto? Est-ce que j’arriverais à vous faire percevoir la candeur de la voix qui égrène les notes dans un crescendo ahurissant? Vous faire distinguer les mots qui clament instant de doute dans sa chanson « Eskimo »?... J’ai les yeux fermés ... Entendez-vous?... Ressentez-vous, le vide?... Comme si l’équilibre devenait précaire... « Tiredness fuels empty thoughts, I find myself disposed, brightness fills empty space in search of inspiration, harder now with higher speed, washing in on top of me; so I look to my Eskimo friend... I look to my Eskimo friend... I look to my Eskimo friend... When I’m down, down, down... Rain it wets muddy roads; I find myself exposed, tapping dies, but irritate, in search of destination, harder now with higher speed, washing in on top...

"Bonjour! C'est Moi..."

Journée tranquille, de « dolce farniente ». J’ai rattrapé les appels téléphoniques que j’avais loupés hier et me suis ainsi promenée de Rivière-Ouelle à Montréal en faisant un détour par Trécesson, à un Pavillon ayant vue sur le lac Beauchamps. J’ai pénétré par mon imaginaire, quelques-uns de ces endroits, voyant les pièces où se trouvaient mes correspondants. J’ai entendu leurs nouvelles que j’ai aisément portées jusqu’à chez-moi, au Nunavik. Quand on y pense, c’est facile de voyager et de prendre du temps pour ceux qu’on aime. Comme il est facile aussi par de toutes petites actions, d’apporter un rayon de soleil supplémentaire dans la vie de certaines personnes esseulées… Comme si une petite graine semée aux quatre vents pouvait faire de grands changements… J’ose y croire… Pour le reste ce fut un dimanche de réflexion. Réflexion sur un article lu sur la scarification corporelle chez un peuple de l’Éthiopie… Triste réalité… Réflexion sur l’origine du sida, documentaire présenté à l’é...

Le temps d'une pause

Je serais curieuse de savoir quel est le pourcentage de gens profitant de leur samedi matin pour faire la besogne ménagère? Pour ma part, c’est le moment idéal. De plus, comme depuis quelques années j’ai bien appris à vivre avec la poussière et qu’ensemble nous faisons « bon ménage », les samedis se succèdent sans se ressembler! Si le cœur m’en dit, je suis toujours partante, surtout si les meubles exhalent un fin film blanchâtre qui se dépose, curieusement un peu partout. C’est l’élément déclencheur. Devinez ce que j’ai fait cet avant-midi?... Aussi comme j’étais à court de provisions et un peu en manque de motivation pour aller en randonnée, j’ai « kill two birds with one stone » en allant faire mon épicerie à pied, comme une Grande. Le retour fut quelque peu ardu surtout à cause du poids de mon sac à dos, mais un peu comme le font les Chinois, j’ai fait de petits pas, et musique aidant, je pus revenir chez-moi gorgée de fierté, et d’avoir de quoi manger, et d’avoir bougé. Demain ser...

Happy Feet 2 - Bande Annonce - HD - VF

Septième ciel

Vingt-sept janvier : encore un lever de soleil éblouissant! Quand je quitterai le Nunavik, j’apporterai dans mes bagages, mille photos de ce Galarneau et trois cents, de lunes et de toundra… Lorsque je me suis engagée dans le petit sentier de motoneige me donnant chaque matin, l’illusion de partir en randonnée plutôt qu’au travail, pas une once de vent ne planait sur la ville, et seule la chaleur sortant des cheminées, troublait l’horizon en laissant de longs rubans diaphanes s’élever droits vers le ciel … Le calme plat… À Kuujjuaq, quand le vent s’absente pour laisser toute la place au froid, ça reste confortable parce que l’air est sec. Comme le froid Abitibien quoi! Mis à part cet aveuglant début de journée, j’ai rencontré cet après-midi, quelques personnes à la maison des Elders, dans le but de les informer sur le diabète. Quelle douceur de redevenir quelques trop courts instants, travailleuse-terrain. Comme si la terre s’arrêtait subitement de tourner pour me laisser m’imprégner ...