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Messages

La geôle...

Tout à coup mon Esprit s’ envole : impossible de le retenir. Il s’élève, silencieux, flotte dans un univers insolite, irréconciliable, confus... ... ou il se terre dans son monde, en dévale les moindres méandres, à une vitesse si folle, qu’il y sème même ses pensées en chemin... ... mon âme n’a pas encore trouvé la paix. Elle oscille entre enchantements et désillusions, entre joies éphémères et tenaces sentiments de « manque » intérieur... Je me croyais emprisonnée dans une vie que je ne voulais plus, mais je réalise que JE suis ma propre prison... Et selon les dires de plusieurs, ma « peine » sera de plus de deux ans... ... minimum... Plus je tente de me libérer, plus les liens se resserrent, m’étranglent, ne laissant qu’un mince filet d’air se glisser jusqu’à mes alvéoles... Mon débat me fatigue, ma fatigue me déprime, ma déprime me vide, mon vide me mine... ... intérieurement... L’évasion s’annonce hasardeuse... Le tourment rôde, jamais très loin... jamais tout à fait là, jamais tou...

L'Abstracto...

J’ai quitté les locaux de l’UQAT vers 15hres, emplie d’indécision quant au comment j’occuperais les trois heures me séparant de ma deuxième visioconférence. Le soleil m’a invité, tout simplement, à faire un bout de chemin avec lui... Tiens!... « bout de chemin »... Le dernier qui m’a offert ça, m’a accompagné pendant vingt-trois années... Curieusement, je me demande si le soleil en fera autant... Je verrai bien... La première conférence s’est bien déroulée: selon moi, selon la Gentille Personne qui m’a techniquement supporté et selon la Belle R., qui y assistait à partir d’Amos... À Rouyn j’avais, pendu à mes lèvres, pas loin d’une trentaine de personnes... Et le double d’oreilles, avides de ne rien perdre de ce que j’avais à leur raconter... Il est bien différent de transmettre nos connaissances à nos pairs. Et comme je suis d'une nature exigeante envers moi-même, j’ai trouvé la marche haute... Mais bref, la moitié du contrat est honoré, alors relaxons... Il faut dire que je m’éta...

Pas possible!...

J’ai peine à y croire! Moi qui avait planifié la révision de mon contenu de visioconférence ce soir... L’Univers Infini en a décidé autrement... ... Il y a quelques semaines, j’ai remarqué que le plancher cimenté de la cave, s’effritait et se désagrégeait de plus en plus. En fait, une longue et large fissure le sillonnait, de la base de l’escalier jusqu’à la fournaise à l’huile que je n’utilise plus. Le frère de mon Amie la Rose, de passage dimanche après-midi, y a jeté un coup d’oeil, et a eu la gentillesse de m’offrir de faire les réparations, en échange d’un souper. « You bet » que j’ai accepté avec enthousiasme!... ... Sauf que... ... eh oui! C’est ce soir qu’il a entrepris le chantier!... Et comme je ne suis pas d’une nature « je m’assoies et sirote ma tisane pendant qu’on travaille autour de moi », je me suis retrouvée à transvider seaux de morceaux de béton et de sable, de la cave à ma vaillante brouette, qui s’en plier l’échine, a accepté de transporter le tout ( avec mon aide,...

Grosse journée...

Je déteste m’asseoir devant mon portable à une heure aussi tardive. Premièrement, la fatigue m’empêche de suffisamment me concentrer pour batifoler... Deuxièmement, comme je déteste me coucher tard, je me sens pressée par le temps... Troisièmement, il m’est difficile de trouver une thématique.. Ouh là là!... Sortie de mon lieu de travail à 18hres, arrivée chez-moi vers 18hres20, j’avais un souper à préparer, me sustenter et repartir pour une réunion du Relais pour la vie à 19hres, après être passé chez un membre de mon équipe, quérir son enveloppe de dons amassés... Jusque là, rien de spécial, enfin pas vraiment... La réunion fut de courte durée. J’avais une petite commission à faire avant de redescendre. Je passe donc chercher de petites ampoules, pour remplacer celles grillées de mon foyer électrique... Un petit arrêt à la Caisse ( en passant ) car je me dis qu’il serait peut-être temps que je passe chez mon Amical Comptable pour finaliser mes foutus rapports d’impôt... Et c’est là q...

Petite Fée (suite et fin)

... elle offrait à tous et chacun, d’essayer l’une ou l’autre des Vies Imaginaires cousues pendant la nuit. Certaines allaient parfaitement, et permettaient alors à ces gens de repartir heureux. Ils reprenaient leur petit bonhomme de chemin, sans poser de question, portant leur nouvelle vie, comme on porte un nouvel habit. Pour d’autres, l’essayage était compliqué. Cela demandait certains ajustements. Petite Fée sortait alors de son panier d’illusion, avantages matériels, ou encore petits bénéfices qui finissaient par plaire à tous et chacun. Cela prenait du temps, mais toujours elle arrivait à satisfaire tout son monde, même les plus exigeants... Le temps passait, les gens changeaient... Leurs nouvelles Vies leur donnaient des ailes ... Bientôt, il n’y eut dans le village que quelques personnes n’ayant pas encore de Vies Imaginaires bien à elles. Petite Fée était de plus en plus fatiguée, mais par altruisme, elle ne pouvait les abandonner... Il ne restait que quelques jours avant que...

Petite Fée...

... Il était une fois, dans une lointaine contrée, une Petite Fée, sorte d’ ange venu du ciel , habitant tout au fond d’une verte vallée. Elle logeait dans une minuscule maisonnette en forme de champignon, dont les murs étaient peints en blanc. Sous les fenêtres, dans de petites boîtes, croulaient des cascades de fleurs jaunes et bleues, qui chaque été emplissaient l’air d’un sirupeux parfum. Son toit, rougi par un soleil toujours trop gourmand, protégeait la Petite Fée, qui travaillait nuit et jour, à la création de costumes de Vies Imaginaires. Elle devait y mettre toute son énergie: il ne lui restait que cinquante petites années pour les terminer. Si elle n’y parvenait pas à temps, les habitants de son village se verraient privé à jamais, de toute forme d’imagination. Quelle horreur! Elle se devait de redonner espoirs et rêves aux gens... Ce mauvais sort leur avait été jeté, jadis, par le méchant Tourment, passé maître dans l’art d’inventer des tracas pour les moindres moments de l...

Pardon...

Mille pardons... Je me suis gourée, hier, en vous disant que j’allais à une réunion sur le 0-5-30... En fait, c’était une deuxième réunion régionale sur les maladies chroniques... Et curieusement, je ne me souviens pas de la première... Mais je n’étais pas la seule... ( à ne pas m’en souvenir !...) Ce correctif ainsi apporté, ne me reste qu’à vous conter mon retour à la maison, somme toute, assez coutumier... Mais qu’est-ce que je raconte? Peut-on qualifier de coutumier, un retour à la maison, qui se situe dans le fond d’un rang, sur les abords d’une rivière encore prisonnière des glaces, alors que le soleil réchauffe les coeurs et les espoirs, et que le vent souffle à faire gonfler les plumes ?... Non, bien sûr! Et c’est exactement comment je me sentais, assise sur le banc balançoire, sur le patio de la Base, à écouter les oiseaux: une habituée des lieux!... À sentir le bonheur, si loin et si près, tout à la fois... Après avoir épluché le publi-sac, à la recherche d’aubaines extraord...